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Notre-Dame de Coutances
(XIVè siècle)

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PAROISSE NOTRE-DAME DE COUTANCES
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Questions ouvertes de A à C

ABRAHAM si proche (Par Geneviève Delaby, 2014)
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Abraham, si proche


Du 10 au 14 juillet 2014 eut lieu chez les Bénédictines de Valognes, une session donnée par le Père André Wénin, professeur de Bible et d'hébreu à l'Université de Louvain-la-Neuve.
Le thème en était l'itinéraire humain et spirituel d'Abraham.
Sa connaissance parfaite de l'hébreu et des procédés littéraires utilisés par les auteurs de la Bible donne au P. Wénin une intelligence peu commune du texte dont il a l'art de faire ressortir l'étonnante actualité. Abraham se présente comme un humain dont l'itinéraire est propre à rejoindre chacun de nous.
Quitte ton pays et ta parenté (Gen 12, 1)
Quand Abram, dont le nom signifie " né pour faire grandir le père ", quitte Our, en Chaldée, il ne fait que suivre son père (Gen 11, 31), auquel l'unit un lien si fort qu'il en est mortifère. L'emprise qu'exerce ce père tout-puissant influe sur les relations du fils, vite empreintes de convoitises. Il en est de même pour sa femme, Saraï, " Ma princesse ", une princesse appartenant à son époux qui peut en faire ce qu'il veut. On verra Abram faire par deux fois le choix - assorti de mensonge - de la mettre dans les bras d'un roi étranger pour s'attirer des avantages et s'éviter des ennuis … Et Saraï se laissera faire passivement (Gen 12, 11-16 et 20, 2-12.) …
Mais au cours d'un des dialogues où il reçoit la promesse d'une nombreuse descendance (Gen 17, 1), Abram voit son nom modifié en Abraham, " père universel ", par Dieu qui l'invite ainsi à ne plus être le " fils de " mais quelqu'un " en soi ", capable d'ouverture aux autres et d'initiatives personnelles. Son épouse, devenue Sara, " Princesse ", est invitée à son tour à sortir de la dépendance de son mari - et des autres hommes. On la verra, le moment venu, prendre des décisions audacieuses propres à dérouter son époux qui, cependant, les respectera et même les fera siennes.
On assiste ainsi à une métamorphose progressive d'Abraham qui, prenant ses distances avec un père tout-puissant, apprend à se déterminer librement, à céder de moins en moins à ses convoitises et à s'engager de manière de plus en plus personnelle dans l'Alliance qui lui est proposée.
L'épisode dit du sacrifice d'Isaac est révélateur des progrès accomplis.
Offre un holocauste avec ton fils (Gen 22, 2)
A regarder de près le texte hébreu, l'ordre est ambigu car la phrase peut aussi bien signifier : " Monte sacrifier ton fils " que : " Fais monter Isaac sur la montagne pour offrir avec lui un sacrifice ". Dieu, comme s'il voulait " tester " la foi et la confiance d'Abraham, lui laisse le choix d'interpréter l'ordre qui lui est donné !
Quel sens va-t-il retenir ?
Le dilemme est grand : ce fils, dont l'attente depuis la première promesse a duré vingt-cinq longues années, Dieu peut-il le lui redemander ? Qu'en sera-t-il alors de la descendance promise ? Et, s'il doit vraiment le sacrifier, sera-t-il à la hauteur d'un tel renoncement ?
Plus profondément encore, comment considère-t-il son fils ? comme un don reçu de Dieu ? ou bien comme quelqu'un lui appartenant en propre ? Isaac est-il pour lui ou est-il pour Dieu ? Quel père choisit-il d'être ?
Durant le temps de la montée et jusqu'à l'approche du sommet, on l'imagine travaillé par ce cruel débat … Au final, sa décision est prise : en un geste de radicale confiance, il décide de ne pas retenir à lui son fils, don de Dieu, de renoncer à sa paternité comme " puissance " sur son enfant, d'entrer dans le projet de Dieu qui veut que le fils vive par lui-même et non par le père.
Le don lui est alors rendu : avec le couteau qui devait servir à le tuer, Abraham " délie " Isaac. Geste symbolique qui signe le renoncement du père à maintenir son fils sous sa dépendance.
Et le père, délivré des liens qui entravaient sa propre liberté, est désormais apte à vivre une relation juste avec les autres, avec lui-même, avec Dieu, à accueillir l'alliance destinée à une multitude " plus nombreuse que les étoiles du ciel ou le sable de la mer " (Gen 22, 17).
                                                                                    G. Delaby


AFRIQUE
Cinéma : 18è Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO)
Ce festival a lieu tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso et, en cette année 2003, plus de 250.000 personnes se sont massées, de 8 heures à minuit, dans les sept salles de cinéma de la ville, pour voir les films d'Afrique. Plus de 3000 professionnels ont fait le voyage pour des rencontres formelles et informelles décontractées.
Dans un cinéma d'auteur où seul le réalisateur est mis en avant, les acteurs africains, sous-payés et insuffisamment employés, rêvent d'une organisation de la profession, " d'un cadre juridique et réglementaire pour ne plus être des laissés-pour-compte. "

Association " Africa 2005 "
Pour que l'image de l'Afrique ne soit pas limitée à celle du spectacle de misère et de douleurs qu'elle offre le plus souvent, pour qu'elle devienne un continent d'affluence et non plus d'influence, plusieurs personnalités et acteurs de la société civile africaine - mais pas uniquement - viennent de créer cette association dans le but de faire de 2005 l'année de l'Afrique , au rythme de 53 semaines, 53 pays.
La directrice de l'association est une jeune Sénégalaise, Aminata Niane, directrice générale de l'A.PI.X. sénégalaise (Agence de Promotion des Investissements et des grands travaux). Comme tous les fondateurs de ce mouvement Africa 2005, elle veut faire que l'Afrique soit connue aussi pour ses succès, pour l'engagement de sa société civile, sa volonté de faire bouger les choses.

Parmi les initiateurs français d'Africa 2005, Stéphane Brabant demande si les Africaines " n'auraient pas le droit, eux aussi, à travailler et vivre chez eux, au lieu de gaspiller une énergie considérable à s'expatrier pour espérer une vie meilleure pour eux et les leurs ".
Tandis que pour Anthony Bouthelier, l'Afrique est dramatiquement délaissée : " Il n'y a que 1% d'investissements directs en Afrique, si l'on enlève de ce chiffre le secteur pétrolier, il reste moins que rien ". Selon lui, les entreprises ont le devoir moral de s'intéresser à ce continent, car " il y va aussi de l'avenir de l'Europe ". Il n'est pas pour autant naïf et souligne la responsabilité des dirigeants africains ".
Mais pas question pour autant de se laisser aller au désespoir. Le Camerounais Mamadou Touré cite volontiers Hegel : " Vouloir y arriver, c'est déjà faire la moitié du chemin ", ou Mark Twain : " Comme ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait ".
Comment changer le regard de l'Occidental sur l'Afrique , et surtout celui de l'homme d'affaires ? Les promoteurs misent sur Internet avec le site www.africa2005.com pour faire appel à toutes les bonnes volontés, faire connaître des projets et les accompagner.
Parmi eux, le très beau projet d'aventures littéraires " Porte d'Afrique ". A bord d'un voilier qui fait escale dans 12 ports du continent, de grands écrivains dressent le portrait à tour de rôle de chacune de ces " portes ", avec l'objectif d'apporter un autre regard sur ce continent si mal connu. " Il n'y a pas une Afrique, mais des Afriques ", soulignent les promoteurs d'Africa 2005.

Planètes jeunes et Planètes enfants.
Ce projet, né il y a dix ans, mise sur l'avenir en Afrique, sans impératif de rentabilité immédiate. Pari insensé ? A première vue, oui. Pourtant depuis dix ans, la présence de ce bimestriel fabriqué en France (pour des raisons de coût) porte ses fruits. Une réussite qui tient beaucoup à l'état d'esprit du journal : Planète jeunes est d'abord fait par des Africains, pour des Africains, que ce soit sur le plan de la rédaction, de la promotion, de l'acheminement, d'abonnement via les écoles ou de vente au numéro dans des kiosques " artisanaux ". Dans plusieurs pays, des suppléments nationaux sont publiés sur des sujets très concrets : " éducation des filles " ou " défense de l'environnement " dans l'édition sénégalaise, " citoyenneté-participation " au Bénin, etc. Les 400 clubs Planète jeunes qui ont fleuri rassemblent des milliers de jeunes porteurs d'initiatives tous azimuts. Cela va de la diffusion du journal en gare voyageurs de Ngaoundéré (club Espoir Camrail, au Cameroun) à l'organisation d'ateliers de lecture, conte et théâtre (club ASODEL de Bamako au Mali), en passant par la lutte contre le sida ou la toxicomanie (club des Jeunes Planétiens de Ouagadougou, au Burkina Faso).
Qui a dit que l'Afrique était un continent perdu ?

SCEAM
Symposium des Conférences Episcopales d'Afrique et de Madagascar
150 évêques du continent africain se sont réunis à Dakar pour leur 13ème assemblée plénière, qui se réunit tous les 3 ans. compte environ 110 120 millions de baptisés. En 1900, ils étaient quelque 2 millions. L'Eglise est présente dans 54 pays. Elle compte plus de 450 diocèses répartis en 37 conférences épiscopales. La majorité des catholiques est anglophone.
Ce 8 octobre 2003, ils sont venus en pèlerinage sur l'île de Gorée, " sanctuaire africain de la douleur noire ". Onze ans après le Pape Jean-Paul II, ils ont imploré le pardon du ciel pour le " crime énorme " de la traite des Noirs.

AIMER
Le temps d'aimer
La question n'est pas neuve : " Est-il encore possible aujourd'hui d'aimer toute une vie ? " Cette question, issue du séisme culturel que l'on connaît, mérite d'être entendue : elle porte moins sur la fidélité elle-même, que sur la fidélité dans la durée …Hier le temps était sacré. Les étoiles, fixées au ciel, habitaient la demeure des dieux et en étaient les signes. Le temps était liturgique, indiquant le calendrier des rites et de fêtes …
A présent, nous gérons une succession d'instants dont chacun se veut échapper à la force du passé et au risque de l'avenir. Nous vivons un temps désarticulé, délesté de tout héritage et privé de projet, c'est-à-dire de toute parole qui précède, institue ou engage. Nous désinvestissons la durée dans l'illusion de mieux contrôler, maîtriser le temps, en toute souveraineté.
Le temps d'aimer est un autre temps. Il n'est pas celui de l'individu, comptable solitaire des moments de l'existence, mais celui d'une alliance qui, pour fonder son existence, interprète la partition de la vie en se mettant au diapason … Il n'est pas une succession d'instants vides et insignifiants, mais le renouvellement incessant d'une parole fondatrice, qui dit et redit que l'autre existe.

Le relais d'amour (à propos de l'été 2003)
Ce qui m'émerveille et me fait vaciller chez les " vieux ", c'est leur fragilité et leur force. Tout commence à se réduire, lentement, sûrement, inexorablement, l'âge avançant … La vue baisse. L'oreille se tend pour écouter. Quoique l'alibi de la surdité soit inestimable pour entendre tout ou presque … en faisant semblant d'être " sourd dingue " ! …
Les êtres profondément spirituels vivent chaque journée comme cadeau de Dieu. D'autres vont plus loin en l'étreignant pour agir sur lui, certains de le rendre meilleur … Ils plantent des arbres pour que leurs petits-enfants profitent de leur ombre.
Des milliers sont morts au cours de ce dernier été 2003 ! Etre entouré de ses enfants est la joie suprême quand on passe de la terre au ciel. Mourir seul est terrible. Que des centaines d'anciens soient retrouvés huit jours après avoir été quasiment asphyxiés par la canicule, est le péché mortel de notre civilisation qui ne tolère que le beau, le performant, le jeune et le muscle ferme …
Toi qui me lis, tu vieillis et vieilliras. Puisses-tu t'en souvenir pour aimer tes anciens. Alors, tu connaîtras la joie d'une présence aimante et de gestes de tendresse jusqu'au bout de ta route. Tes enfants s'en souviendront et passeront, à leur tour, le relais d'amour.

Guy Gilbert, prêtre éducateur.

Sans l'amour, à quoi bon exister ?
«Oui, sans l'amour, à quoi bon exister ? Pourquoi vivre encore ? Avec quel but ? C'est là qu'est le sens de notre vie : être aimés pour toujours dans l'éternité, pour que, à notre tour, nous allions jusqu'à mourir d'aimer. Sans l'amour à quoi bon exister ? Oui, heureux qui meurt d'aimer.»        Frère Roger, assassiné à Taizé le 21 août 2005

ANNEE LITURGIQUE
L'année liturgique, dont le coeur est la célébration de la Pâque, la Résurrection du Christ, commence le premier dimanche de l'Avent et finit chaque année avec la fête du Christ-Roi. L'année liturgique est le déploiement sur une année de la phrase (prononcée lors de chaque messe) : "Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta Résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire."
Du point de vue des lectures, on distingue trois "Années liturgiques" appelées A, B, ou C : les lectures de l'évangile du dimanche sont centrées ainsi sur :
- la lecture de l'Evangile de St Matthieu : année A (2013-2014)
- la lecture de l'Evangile de St Marc : année B (2014-2015)
- la lecture de l'Evangile de St Luc : année C (2015-2016)
- Quant à l'Evangile de St Jean, il structure le temps pascal chaque année.

ARGENT
Eglise et Argent
Une étude d'opinion auprès d'un échantillon représentatif de 800 personnes et rendue publique le 4 avril 2003 par le Comité permanent pour les affaires économiques de la Conférence des évêques de France, avait pour objectif de mieux connaître l'opinion des Français sur la situation matérielle de l'Église catholique en France. Elle était destinée en premier lieu aux économes diocésains, en charge de la gestion des diocèses.
Elle indique une perception positive du rôle de l'Église dans l'aide aux plus démunis et dans la création du lien social. Elle souligne l'importance d'une meilleure communication auprès du public afin de favoriser la compréhension des enjeux matériels qui concernent l'Église en France aujourd'hui.
À l'occasion de la publication de cette étude d'opinion, on peut rappeler que les finances et les comptes de l'Église catholique en France sont gérés de manière décentralisée et autonome par chacun des 95 diocèses. Si les situations varient d'un diocèse à l'autre, des constantes se retrouvent dans la grande majorité des cas :
En France, l'Eglise catholique ne reçoit pas de subvention de l'État ou des collectivités locales (à l'exception des diocèses dits "concordataires" de Strasbourg et Metz).
Les charges des diocèses ont tendance à progresser en raison du poids croissant des salaires et des cotisations sociales, et du coût d'entretien des bâtiments.
Les prêtres et les évêques perçoivent un traitement compris entre 747 et 945 euros net mensuel. À leurs côtés, de plus en plus de laïcs, bénévoles et salariés, apportent leurs compétences au service de l'Église. Les salaires sont compris entre le SMIC et 1450 euros net mensuel pour un temps plein.
Les bâtiments (églises, cathédrales), construits avant 1905, appartiennent aux collectivités locales et à l'État. Les diocèses sont propriétaires des bâtiments construits depuis 1905.
Les ressources des diocèses proviennent toutes de la générosité du public. La collecte annuelle du Denier de l'Église assure 30 % des ressources.
Les dons ne progressent pas suffisamment pour couvrir l'accroissement des charges, mettant une grande majorité des diocèses dans une situation de fragilité matérielle.

L'argent avant l'argent
Dès l'origine, ce métal a été précieux aux yeux des hommes. Découvert avant l'or et le cuivre, il leur a été longtemps considéré comme supérieur par sa rareté, sa brillance blanche très pure et son inaltérabilité. Dès la première dynastie égyptienne, vers 3500 avant JC, il devient la première monnaie. La première pièce d'or n'apparaîtra en France, à côté des pièces d'argent, qu'au XIVè siècle. Et l'argent ne verra sa valeur vraiment baisser, face à son concurrent doré, qu'à partir du XVIIè siècle. C'est au XIXè siècle que le métal qui a donné son nom à toute transaction et à toute richesse servira surtout à d'autres usages non monétaires : bijouterie, orfèvrerie et ensuite, dans l'industrie, notamment dans la photographie, l'automobile et l'aéronautique.
L'argent a fait naître l'écriture
C'est pour garder des traces de leurs transactions financières que les hommes ont commencé à graver, écrire et peindre des caractères. " La naissance de l'écriture en Mésopotamie, explique Jean-Claude Trichet, il y a six mille ans, est directement issue de la comptabilité des administrateurs sumériens ". Il relève qu'aux origines, la valeur de l'argent est exprimée en têtes de bétail : "Le latin pecunia vient de pecus (troupeau), de même que le mot roupie vient du sanskrit rupa, c'est-à-dire bétail. "
Les billets allègent les fonds de poche
On attribue l'invention du papier-monnaie aux Chinois qui, dès le Xè siècle, font échange de reçus rédigés à la main. Au vrai, dès que les hommes ont su écrire et qu'ils ont eu à manier des pièces de monnaie, ils ont substitué à celles-ci des écrits, des billets, des promesses, des ordres.
L'argent, une valeur qui peut à tout moment nous submerger
"S'il n'y a pas dans l'humanité, écrit Jean Boissonnat, une masse critique suffisante de personnes et de groupes qui se réfèrent à d'autres valeurs, cette valeur-là peut à tout moment nous submerger. Le totalitarisme de l'argent est d'autant plus insidieux qu'il s'insinue dans les comportements les plus quotidiens de tous … Et pourtant, c'est aussi une des sources d'énergie les plus efficaces pour changer le monde. Ce serait plus simple si ce ne pouvait être que le bien ou le mal. Mais, alors, serions-nous libres ? "
Voir aussi SEL et TROC
Citation de Raymond Devos
" Mais pourquoi courent-ils si vite ?
Pour gagner du temps !
Comme le temps, c'est de l'argent, plus ils courent vite, plus ils en gagnent ! "

La livre sterling vient de loin
Son origine se perd dans la nuit des temps. Unité de poids, la livre a très tôt servi de mesure monétaire. Charlemagne décida que 240 pièces d'un denier (de denarius, monnaie romaine du temps où les Romains étaient les maîtres de toute l'Europe, y compris la Grande-Bretagne) feraient une livre. Mais ce n'est qu'au XIIIè siècle que la livre devient une monnaie à part entière, dont le nom est utilisé dans de nombreux pays.
Quant à sterling, c'est un mot dont l'origine a plusieurs sources possibles : pour certains, il vient de star (étoile en anglais) ; d'autres se réfèrent à easterlings, les agents de change qui ont contribué à l'utilisation de cette monnaie ; d'autres encore évoquent un dérivé du vieil anglais stiere, venant lui-même du mot germanique ster, qui signifie fort, stable, illustrant le fait que la monnaie, alors en argent et utilisée dès le Moyen-Age dans toute l'Europe, était solide

La confiance des pauvres du Sud
Tous les sondages montrent que les pauvres du Sud ont plus confiance dans l'avenir que les riches du Nord … Cela ramène à la phrase de Bernanos : " Bienheureux les pauvres ! Parce que, dans un monde rassasié, ils ne perdent pas l'espérance. " Geneviève Anthonioz de Gaulle avait médité cette phrase. Elle ajoutait qu'elle avait appris des pauvres " le secret de l'espérance ", et ce secret, disait-elle, " c'est la fraternité. " Cette fraternité, on la touche du doigt en Afrique. Cette confiance, c'est ce que nous voyons sur les visages de la jeunesse en Afrique. Ceci nous donne une responsabilité formidable.
Michel Camdessus
Président des Semaines Sociales

AVENT
Sens du mot
Le terme "Avent" vient du latin "adventus", issu lui-même du grec " parousia " qui signifie " avènement ". Utilisé dans le langage courant, il désignait la venue annuelle d'une divinité pour visiter ses fidèles, puis la première visite officielle d'un personnage important lors de son avènement ou de son entrée solennelle dans sa charge. L'on possède ainsi des monnaies romaines de Corinthe qui perpétuent "l'Adventus Augusti ", la venue de Néron.
Les premiers écrits chrétiens emploient ce mot, en grec comme en latin, pour désigner la venue du Christ parmi les hommes. L'avènement dans la chair, inaugurant les temps messianiques, l'avènement glorieux, à la fin des temps, qui couronnera l'œuvre rédemptrice à la fin du monde.

A quelle époque est né l'Avent ?
Cette période préparatoire à Noël est presque contemporaine de celle de la célébration de la Nativité. C'est vers l'an 300 que l'on commence à fêter Noël le 25 décembre, date choisie pour concurrencer la vieille fête romaine du Sol invictus (Soleil invaincu), célébrée au solstice d'hiver, lorsque les jours commencent à rallonger. La plus ancienne mosaïque chrétienne, retrouvée dans la nécropole qui est sous la Basilique Saint-Pierre, représente le Christ Hélios (Soleil) sur un char triomphal.
D'abord long de trois semaines, l'Avent fut étendu à quarante jours devenant ainsi un " Carême d'hiver ". Désireux de le distinguer du Carême, le Pape Léon le Grand (540-604) en ramène la durée à quatre semaines. Dans l'Orient chrétien, le " Carême de Noël " débute toujours le 15 novembre, soit quarante jours avant Noël.

Son symbolisme en Occident
Le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lumière, ce qui est compréhensible à cette époque de l'année. La lumière non seulement chasse l'obscurité mais aussi représente l'espoir et la lutte contre le mal. C'est l'époque de l'année où il y a moins de lumière - du moins dans l'hémisphère nord, celui où s'est développé le christianisme durant les quinze premiers siècles. Dès novembre s'installent dans les villes et les campagnes la grisaille et les journées courtes, la pluie, le froid, le vent et les nuits plus longues.
"En célébrant chaque année la liturgie de l'Avent, l'Eglise actualise cette attente du Messie : en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement" (Catéchisme de l'Eglise catholique).
Les coutumes de l'Avent
Le calendrier de l'Avent
L'usage du calendrier familial des semaines préparatoires de Noël est d'origine germanique et cette tradition serait née, dit-on, de l'imagination d'un père de famille : voulant canaliser l'impatience de ses enfants, il découpa des images pieuses qu'il leur remit chaque matin
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Il permet de parcourir jour après jour ce temps de l'Avent, du 1er au 25 décembre ou du premier dimanche de l'Avent à la célébration de la Nativité. Les cases ou petites fenêtres peuvent revêtir aujourd'hui les formes les plus diverses.
La couronne de l'Avent
La couronne est un ancien symbole aux significations multiples. Nos ancêtres au nord de l'Europe, qui craignaient, comme les Romains, de voir le soleil disparaître pour toujours, habillaient leur logis au cœur de l'hiver de couronnes composées de feuillages verts. Les couronnes rondes évoquent ainsi le soleil et annoncent son retour. Le cercle rappelle que le temps des fêtes nous revient à chaque année, et c'est ainsi qu'il fut un très ancien symbole de la vie éternelle.
Pour nous, chrétiens, il symbolise que Jésus va revenir, que l'Avent n'est donc pas seulement l'attente avant Noël, mais aussi bien l'attente du Retour du Christ.
La coutume de la couronne de l'Avent est née au 16ème siècle en Allemagne.

Les bougies > une petite histoire des bougies
Leur présence est le symbole de la Lumière qui, dans la foi chrétienne, représente le Christ qui apporte l'espoir et la paix. Avant l'ère chrétienne, elles étaient déjà source de lumière et de joie. Plus récemment, un pasteur luthérien allemand décida d'allumer chaque jour une bougie disposée sur une roue, pour marquer les 24 jours qui précédent Noël. La roue fut remplacée par une couronne de sapin et les bougies réduites à quatre. Elles marquaient ainsi les quatre dimanches qui précédent Noël.
Le plus souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et la lumière. Sur les couronnes d'inspiration suédoise, les bougies sont blanches, couleur de fête et de pureté. En Autriche on les choisit violettes car cette couleur est symbole de pénitence.
Allumées à tour de rôle, elles sont expressives si nous savons les relier à la liturgie et à l'histoire du salut. La première est symbole du pardon accordé à Adam et Eve. La deuxième est symbole de la foi des Patriarches, croyant au don de la Terre promise. La troisième est symbole de la joie de David dont la lignée ne mourra pas. La quatrième est symbole de l'enseignement des prophètes, qui annoncent justice et paix

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BIBLE
Festival de théâtre biblique

L'édition 2003 du Festival de théâtre biblique de Clermont-Ferrand a repris la formule inaugurée en 2001 - organisée par les catholiques du diocèse et des membres de l'Eglise réformée - qui avait surpris en attirant plus de 4000 spectateurs.
Cette année, le festival a pris une nouvelle ampleur, sinon en termes de fréquentation du moins en termes de contenu artistique. Le nombre de comédiens a quasiment doublé et … le budget aussi ! Des spectacles ont, en outre, été délocalisés et la ville de Clermont-Ferrand a ouvert son Opéra municipal pour le spectacle de clôture : Credo. Des ateliers de théâtre ont été proposés au public.
Autant de signes qui semblent pérenniser ce festival unique en France qui a trouvé un véritable créneau : le théâtre biblique. " Il y a une réelle offre professionnelle et un important besoin chez les artistes ", souligne la fondatrice, Isabelle Grosjean, qui souhaite que ce festival soit un véritable lieu de rencontres pour les artistes.

BICE (Bureau International Catholique de l'Enfance)
Organisation catholique internationale, le BICE, créé en 1948, œuvre sur les cinq continents à la défense et la protection des enfants, une catégorie de la population devenue de plus en plus vulnérable dans la société.
Le BICE, c'est une conception originale du développement de l'enfant, une lutte permanente pour et avec les enfants pour la promotion de leurs droits, des actions en profondeur et à long terme, une plate-forme de recherche et de développement, l'engagement sur le terrain.

BIOÉTHIQUE
4 livres sur des questions d'une brûlante actualité :
1. " En fin de vie. Répondre aux désirs profonds des personnes ". du Dr Bruno Cadart.
Un guide de l'accompagnement
L'accompagnement des personnes en fin de vie n'est ni une technique, ni une mode, ni une nouvelle méthode de "traiter la mort". S'il n'y a pas de recettes, il y a néanmoins des repères permettant d'entendre les questions posées par les personnes malades et en fin de vie.Dans ce livre, l'auteur, le docteur Bruno Cadart, également théologien et prêtre, ne tente pas de chercher un sens à la souffrance, mais plutôt de rendre compte de la façon dont l'entourage de la personne malade va vivre avec elle jusqu'à sa mort. Réalisé à partir d'une thèse de doctorat en médecine intitulée "Analyse de quelques questions posées par la mise en place de l'accompagnement des mourants dans un service de gériatrie long séjour ", ce livre est un véritable guide de l'accompagnement aussi pratique que passionnant.Le chapitre sur le traitement de la douleur a été remis à jour en 2004 en essayant de démonter toutes les fausses objections qui continuent à s'insinuer dans l'opinion publique et qui font qu'aujourd'hui encore, des patients continuent de souffrir de manière totalement inacceptable à l'hôpital ou à domicile.
Des questions essentielles
Écrit en collaboration avec des malades, des familles, des associations et toute une équipe soignante, ce livre se lit d'autant plus facilement que la réflexion se déploie au fil d'une trentaine de récits et aborde des questions essentielles : comment prendre en compte l'ensemble des besoins de la personne ? Qu'est-ce qui conduit à l'acharnement thérapeutique et comment l'éviter ? Qu'est-ce que l'euthanasie et qu'est-ce qui conduit à la demander ? Comment y répondre ? Quelle parole avec le malade et sa famille ? Comment ne pas se contenter de traiter la douleur, mais servir un chemin "spirituel ", permettre à la personne de donner un sens à ce qu'elle vit ici et maintenant ?
Des histoires vécues jusqu'au bout

La plupart des témoignages et des histoires vécues concernent des patients en fin de vie ou gravement malades. On lira particulièrement quatre récits d'accompagnement de malades pour lesquels le problème majeur n'est pas la douleur physique, mais une paralysie progressive conduisant, en quelques mois, à la mort par étouffement sans plus pouvoir communiquer. Cette maladie, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, est souvent mise en avant pour réclamer une légalisation de l'euthanasie.
Pour les soignants et un large public
Ce livre éclairera autant les professionnels de santé qu'un plus large public et montre l'aspect essentiel de l'interdit d'euthanasie pour pouvoir vivre l'accompagnement. Il aidera aussi bien les malades que les familles et les soignants, particulièrement les infirmières. Signalons aussi en annexe la liste des sites Internet sur lesquels on peut s'informer sur le traitement de la douleur et les soins palliatifs.

En fin de vie. Répondre aux désirs profonds des personnes par le Dr. Bruno Cadart avec la collaboration du Dr. Annick Sachet et du Dr. Pascale Fouassier - Editions Ressources, 2004

2. " Réflexions sur …Mourir dans la dignité " du Dr Bruno Cadart.
Un autre ouvrage du Dr. Bruno Cadart mérite d'être signalé. Il s'agit d'un mémoire de maîtrise de théologie intitulé "Quel dialogue est possible entre l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (A.D.M.D.) et l'Église catholique sur le concept de dignité ?"
Deux conceptions d'un " mourir dans la dignité
"
L'auteur tente de clarifier le débat entre deux écoles de pensées fondamentalement opposées. D'un côté, les associations qui font la promotion de l'euthanasie et du suicide assisté au nom d'un " mourir dans la dignité ". De l'autre, celles qui militent pour un accompagnement des malades dans la ligne du mouvement des soins palliatifs et du respect de l'interdit de l'euthanasie. Que l'on soit croyant ou non, quel est l'enjeu du débat sur l'euthanasie ? Quelle conception de la dignité sous-tend chacune des positions en présence ?
Bruno Cadart présente l'A.D.M.D à partir de ce qu'elle dit d'elle-même, il explique sa philosophie et sa conception de la dignité.
Dialoguer sans être dupe
Cet ouvrage présente la conception stoïcienne de la dignité de l'A.D.M.D en comparaison avec la conception catholique de la dignité de l'homme, exprimée dans Gaudium et Spes. Le droit à la mort qui, spontanément, apparaît comme un élément de liberté, enferme en réalité l'homme dans la mesure où il a de lui-même détruit en lui son humanité et s'est fermé au divin. Inversement, l'interdit du suicide et de l'euthanasie est libérateur. Il ouvre l'homme à une dimension insoupçonnée de lui-même, de l'autre et l'ouvre au divin.Ce livre apporte des éléments de réflexion essentiels à ceux qui veulent sortir des présentations simplistes, passionnelles et souhaitent mieux comprendre l'enjeu de l'interdit de l'euthanasie tels que le défendent ceux qui s'inscrivent dans le mouvement des soins palliatifs, tel que le défend également l'Église catholique. A l'heure où se précise en France le débat sur l'euthanasie, il est urgent de comprendre le fondement philosophique des diverses positions afin de pouvoir dialoguer sans être dupe.

Réflexions sur…mourir dans la dignité par le Dr. Bruno Cadart - Editions Ressources, 2004

3. Nous t'avons tant aimé. L'euthanasie, l'impossible loi " de Bernard Debré
Une majorité de français serait favorable à une loi sur l'euthanasie. Mais ont-ils bien tous en tête la même définition du mot " euthanasie " ? " L'euthanasie, c'est souvent " oui "… sauf quand on y est confronté ! " constate le Professeur Bernard Debré qui décrit dans son livre la diversité des situations pour mieux faire comprendre qu'elle ne saurait être gérée uniformément par une loi.
Mourir dans la dignité
Ce n'est pas la mort qui est indigne, c'est l'absence d'accompagnement. Voilà bien l'étrange paradoxe du XXIème siècle : présenter l'euthanasie comme un progrès, alors que notre époque détient enfin les moyens de supprimer la douleur physique et même souvent psychologique. Comment une loi ne serait-elle pas ambiguë quand on connaît l'ambivalence du mot " dignité " ? Et qui a le droit de décider non seulement de la dignité de quelqu'un d'autre, mais encore des moyens à emp
loyer pour la lui rendre ? Et, finalement, ne s'agit-il pas d'abord de notre dignité ? Ce que nous reprochons à ces vieillards, à ces infirmes, n'est-ce pas au fond de n'être pas dignes de nous ? " N'est-ce pas d'être sortis de nos critères et d'imposer à nos regards l'insoutenable miroir de notre avenir ? "
Les dérives prévisibles
La première des dérives provoquée par une loi sur l'euthanasie serait une dérive financière : quand on sait que la dernière année de chaque français coûte plus cher à la collectivité que toute sa vie antérieure, pourquoi ne pas supprimer cette dernière année... ? Viendrait ensuite la dérive eugénique, avec la liste des pathologies qui deviendraient justiciables de l'euthanasie : handicaps lourds, démences séniles, cancers, sidas au stade terminal… Et pourquoi pas les trisomiques, les gros, les laids… ? Cette dérive eugéniste d'État ne favoriserait-elle pas, en outre, une dérive criminogène de la société, sans compter la judiciarisation accrue d'une société devenue, soudain, l'empire du soupçon : ce malade a-t-il été tué par compassion ou parce que ses voisins en avaient assez d'attendre la fin du viager ? Et ce directeur de clinique, qui ne songe qu'à libérer des lits pour rentabiliser son établissement, n'aurait-il pas extorqué une signature à ce vieux messieurs ?
Désacralisation de la vie anténatale
A l 'autre bout de la chaîne, au commencement de la vie, Bernard Debré adopte en revanche une position utilisatrice de l'embryon et du fœtus. L'auteur en effet explique que la révolution génétique donne l'immense pouvoir de modifier la vie, depuis la conception jusqu'à la naissance ; il approuve tant l'autorisation de l'avortement que la recherche sur les embryons surnuméraires, le clonage dit thérapeutique et la conception de " bébés médicaments ", du moment que la société est capable aussi de défendre les plus faibles et les enfants handicapés que leurs parents auront choisis de faire vivre. "C'est la naissance qui désormais fonde l'homme sociétal, dont la vie devient sacrée en ce qu'elle est un maillon de la société." Qu'il nous soit permis de le regretter…


Nous t'avons tant aimé. L'euthanasie, l'impossible loi par le Pr Bernard Debré - Ed. Cherche-Midi 2004

4. " Violences et corps de femmes du tiers-monde, le droit de vivre pour celles qui donnent la vie ". de Jacqueline des Forts
Un cri de colère scientifiqueCe livre est un cri de colère scientifique qui dénonce les pires violences faites aux femmes, ces violences qui touchent les femmes du Tiers-Monde et qui sont soigneusement occultées pour des raisons financières et démographiques.Il y a d'abord la violence obstétricale : 600 000 femmes meurent, chaque année, en donnant la vie faute de soins. En revanche, l'argent arrive à flots pour diffuser les méthodes contraceptives dangereuses et inconnues en France, le Dépo-provera et le Norplant, pour expérimenter des vaccins anti-grossesse et imposer, souvent au mépris des règles les plus élémentaires de l'éthique médicale, une méthode de stérilisation chimique à la Quinacrine. Ce livre dénonce enfin les violences faites au corps de la femme en tant qu'objet sexuel, des mutilations à la prostitution, de la pornographie et du corps féminin vendu en pièces détachées, du trafic des ovules aux locations d'utérus… L'auteur conclut enfin avec la discrimination scolaire et la déscolarisation des filles, la pire des violences peut être du fait des programmes d'ajustement structurels imposés par le FMI qui exige des pays pauvres qu'ils fassent des économies sur la santé et l'école.L'auteur, d'abord sage-femme en Algérie, y fut ensuite médecin spécialisé en épidémiologie (ou médecine sociale).

Violences et corps des femmes du tiers-monde, le droit de vivre pour celles qui donnent la vie par Jacqueline des Forts - Édition l'Harmattan - 2002



CANCER
Lourdes Cancer Espérance
Lourdes Cancer Espérance, association loi 1901, a été créé à Lourdes en 1985, par deux hommes touchés par le cancer. Elle est dirigée par des personnes concernées par cette maladie, soit par eux-mêmes, soit par l'un des leurs. Son but est de regrouper, dans le cadre d'un pèlerinage national, avec une ouverture internationale francophone, des personnes atteintes par le cancer, ainsi que leurs proches. L'association compte actuellement 59 délégations départementales, ainsi que celles de Belgique, du Luxembourg et de Monaco.
Le pèlerinage est le temps fort de la vie de l'association. Il se déroule tous les ans au mois de septembre. Un programme spécifique est aussi proposé pour les enfants atteints du cancer et pour les personnes trop fatiguées pour suivre le pèlerinage.
La plupart sont chrétiens, mais pas tous. Certains sont athées. Mais à Lourdes, tous sont émus, jusqu'à la joie, de se retrouver ensemble et de se découvrir "semblables". Priant, communiant, chantant, se rendant service, se frayant l'un l'autre un chemin, s'épaulant, s'étonnant parfois de se sentir si bien. Heureux alors d'apprendre que l'on parle de leur pèlerinage "Lourdes Cancer Espérance" comme du "pèlerinage du sourire".
Contact : Tél. 05.62.42.11.91 E-mail : lourdes.cancer.esperance@wanadoo.fr


CARÊME :

Carême et jeûne
Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n'est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l'aumône. Depuis 1969, le jeûne est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint. Si on prend un repas à midi, on ne prend qu'une légère collation le soir. Sont dispensés du jeûne, les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.
L'abstinence (s'abstenir de viande) s'impose, en plus du mercredi des cendres et du vendredi saint, tous les vendredis de carême comme tous les vendredis de l'année. De plus le chrétien peut choisir de réduire sa consommation d'alcool, de tabac.
Le denier de l'Église a cent ans (1906-2006)
Depuis 1906, l'Église sollicite chaque année les catholiques pour le denier de l'Église. Il sert à rémunérer les prêtres et les laïcs salariés en mission dans l'Église.
Thème du message pour la XXIe Journée mondiale de la jeunesse, 9 avril 2006, jour des Rameaux : "Une lampe sur mes pas, ta parole : une lumière sur ma route"

CARÊME
Cherchons le silence intérieur, donnons tout son sens à notre jeûne, partageons avec les plus pauvres. Approchons-nous enfin du Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation par une confession personnelle ou lors des célébrations pénitentielles. En même temps que nous reconnaîtrons notre péché, nous laisserons l'Esprit nous donner de revenir à Dieu qui habite au cœur de notre cœur.
Profitons également de ces semaines pour nous ouvrir à la grâce et au pardon que Dieu ne cesse de nous offrir. Revenons au Seigneur notre Dieu qui habite au cœur de notre cœur.
Nous demeurons en effet blessés par le péché : pas seulement une faute d'ordre moral, comme l'égoïsme, la violence, la médiocrité par exemple, mais le refus de se laisser approcher et aimer par Dieu en se détournant de lui ou en déformant tellement son visage qu'il devient méconnaissable pour lui-même, pour nous-mêmes, pour les autres.
La prière : un temps pour écouter Dieu, un temps pour parler à Dieu et lui confier nos intentions les plus intimes. Sachons nous préserver des moments de silence. Ouvrons l'Evangile. Méditons la première lettre encyclique de Benoît XVI nous invitant à redécouvrir combien et comment nous sommes aimés de Dieu puisqu'il est amour. Approprions-nous le projet pastoral du diocèse en méditant les textes de la Parole de Dieu et du Concile Vatican II qui donnent sens aux cinq perspectives qu'il propose pour qu'au service d'un monde aimé de Dieu, l'Eglise de Rouen soit fière de son Seigneur et heureuse dans sa mission.
Le jeûne et la pénitence : le Mercredi des Cendres, jour où commence le Carême, et le Vendredi-Saint, jour de la mort du Sauveur, abstenons-nous de viande, et, selon notre âge et nos forces, jeûnons en nous privant substantiellement de nourriture. Si cela nous est possible, tous les vendredis renonçons à la viande. Il ne s'agit là que d'indications pour attirer notre attention, attiser notre désir de Dieu et nous rappeler que nous sommes invités à nous libérer de ce qui peut conduire sur des chemins de dépendance. On peut vivre pleinement en consommant moins de tabac et de bons vins, en prenant moins d'apéritifs, en maîtrisant sa conduite sur la route, en choisissant ses spectacles et ses émissions.
Le partage : La solidarité est une dimension de la vie chrétienne, un devoir de tous les jours. Mais, pendant le Carême, nous sommes invités à une charité universelle pour que, selon le vœu de Paul VI rappelé par Benoît XVI dans son message de Carême, le développement s'adresse à tous les hommes et concerne tout l'homme. Le Comité catholique contre la Faim et pour le Développement a mission de soutenir notre réflexion et de collecter nos dons à cette fin.
Cherchons le silence intérieur, donnons tout son sens à notre jeûne, partageons avec les plus pauvres. Approchons-nous enfin du Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation par une confession personnelle ou lors des célébrations pénitentielles. En même temps que nous reconnaîtrons notre péché, nous laisserons l'Esprit nous donner de revenir à Dieu qui habite au cœur de notre cœur.

+ Jean-Charles Descubes
Archevêque de Rouen


Le mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième (sous-entendu : jour), le quarantième jour étant le jour de Pâques.
" Le mercredi des Cendres ouvre ce temps en nous rappelant que sans le souffle de vie de Dieu, hors de son amour, notre être et notre vie ne sont que poussière. Nous sommes alors invités durant quarante jours, par les moyens concrets que le Christ nous a donnés - le jeûne, la prière et le partage - à tourner le dos à tout ce qui conduit à la mort et à nous tourner (c'est la conversion) vers la source de la vie, de l'amour et de la lumière : Le Christ ressuscité dont le coeur, ouvert sur la croix, est cette source. Le temps du Carême permet aux catéchumènes de se préparer à recevoir le baptême l :
ors de la nuit de Pâques et à chaque chrétien de vivre davantage du baptême reçu. " Mercredi des Cendres (un diaporama): Les chrétiens sont invités à commencer le Carême par un jour de jeûne et d'abstinence, ce mercredi. "Le jeûne est préparation à la joie pascale; il est anticipation du caractère incorruptible du corps destiné à la résurrection; il est signe que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu."

"Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!" (dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain! C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe."

Saint Césaire d'Arles.

Du mercredi des Cendres à la nuit de Pâques, 40 jours nous préparent à accueillir la Joie de la Résurrection. Pour atteindre ce nombre symbolique de 40, il faut enlever les 5 dimanches du Carême ainsi que le dimanche des Rameaux, car ce ne sont pas des jours de jeûne et d'abstinence. Même pendant le Carême, nous sommes invités, le dimanche, à célébrer la Résurrection du Seigneur. Chacun de ces dimanches donne une nouvelle impulsion au temps du Carême, et constitue comme autant d'étapes sur cette route qui conduit à Pâques.
" Trois moyens pour vivre ce Carême : Le Christ, et l'Eglise à sa suite, nous propose trois moyens concrets : La prière, le jeûne et le partage.
o La prière : Découvrir et approfondir la présence vivante et vivifiante du Christ dans notre coeur. La prière et les sacrements constituent la clef de voûte de toute la vie chrétienne.
o Le jeûne : Ce n'est pas tellement à la mode. Nous sommes invités à nous passer du superflu et même du nécessaire pour signifier concrètement que, ce qui seul nous est nécessaire, ce qui seul peut combler notre coeur, c'est le Christ. "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné en plus". Ce jeûne creuse en nous le désir de Dieu. Il ne s'agit donc ni d'accomplir des prouesses ascétiques, ni de suivre des régimes amaigrissants, mais de nous préparer à recevoir Celui qui en se donnant, nous donne tout. Ces efforts peuvent porter sur la nourriture - c'est le premier sens du jeûne - mais aussi sur bien d'autres points qui tiennent une certaine place dans nos vies : TV, loisirs...
o Le partage : Ce que nous avons et ce que nous sommes sont des dons que Dieu nous fait pour que nous puissions en faire participer ceux qui nous entourent. En parlant des premiers chrétiens, saint Luc écrivait, qu'ils n'avaient qu'un coeur et qu'une âme, qu'ils étaient fidèles à la prière et qu'ils mettaient tout en commun. Ce temps du Carême nous invite ainsi à mettre en commun, à partager, ce que nous avons et ce que nous sommes; c'est-à-dire nos biens matériels, ainsi que notre temps, nos compétences...

" Vivre ce Carême en Église... pour accueillir ensemble la joie de la Résurrection : La démarche personnelle est importante, mais elle ne peut se vivre pleinement qu'en Église, en paroisse, en aumônerie. Les trois moyens dont nous avons parlé tiennent compte de cette double dimension de notre cheminement vers Pâques, à la fois personnelle et communautaire. Notre conversion personnelle peut donc être guidée et soutenue par des démarches d'Eglise. Ainsi l'Eglise nous invite à intensifier nos efforts le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, et à marquer les vendredi de carême.

                                                                       


CATECHESE :
Un chantier ouvert

Les évêques de France prennent acte d'une demande de formation catéchétique qui s'exprime aujourd'hui à tous les âges, alors que le terme catéchèse est souvent compris comme étant le contenu à transmettre ou à enseigner, et a fini par désigner presque exclusivement le catéchisme des enfants de 8 à 12 ans
Avant de prendre des décisions ou de définir des orientations, les évêques de France ont voulu associer le plus largement possible les communautés chrétiennes à la recherche et à la réflexion.
A leur demande, la Commission épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat publie Aller au coeur de la foi, questions d'avenir pour la catéchèse.
Ce document de 64 pages est destiné à susciter de la part des communautés chrétiennes des propositions pour la catéchèse. Ces propositions serviront de base à un nouveau texte d'orientation pour la catéchèse en France.   Il lance un appel aux communautés chrétiennes pour renouveler la pratique de la catéchèse et la remettre en lien avec la Vigile pascale. Celle-ci, qui se déroule la nuit qui précède le dimanche de Pâques, est redevenue aujourd'hui ce qu'elle était aux origines de l'Eglise : le sommet de l'initiation chrétienne.  Les adultes qui se préparent au baptême reçoivent alors les trois sacrements de l'initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et l'eucharistie.
Le document propose un instrument de travail pour guider la réflexion des communautés, articulé en quatre parties en lien avec la Vigile pascale : "Lumière au coeur du monde", "Parole vivante", "Saisis par le Christ", "Devenir le corps du Christ".
Il sera disponible à partir de mi-février 2003 dans les librairies religieuses et vendu au prix de 7 euros.


Un jeu pour tester la culture religieuse des enfants
Un dimanche de janvier, 300 jeunes (CM1 et CM2 - aumônerie de la 6è à la 3è) du diocèse de Pontoise ont participé au grand jeu du caté intitulé " La foi, ça fait grandir ". Chacune des équipes jouait depuis différents lieux répartis dans le département, en répondant en direct sur Internet à des questions sur la foi. En fin d'après-midi, les jeunes se sont retrouvés à l'évêché pour la remise de cadeaux.

CELIBAT
Célibat sacerdotal, mystère d'amour
" Comme il est dur le chemin des prêtres aujourd'hui ! Attaqué, vilipendé, sali, notre célibat qui est pour tant d'entre nous une magnifique histoire d'amour est à la une des discussions touchant à l'Eglise. …
Ce que vit intérieurement le prêtre, dans le don total de sa vie au service de son peuple et de l'humanité, est intraduisible par la parole. Seule sa vie offerte au vu et au su de tous, donne une pleine signification de sa totale disponibilité et de sa présence soudée totalement au Christ Lui-même. …
Le don d'une vie totalement vouée au service du Christ et de son Eglise reste toujours d'actualité. Fascinante aventure qui demande une préparation solide et éclairée. Le célibat bien vécu est un des signes les plus forts pour le monde d'aujourd'hui, même s'il le conteste.
Si d'autres chemins s'ouvrent à l'Eglise pour que l'Eucharistie fleurisse partout, prions ardemment pour qu'elle les trouve. En attendant, la consigne du Christ demeure, plus que jamais, pressante et urgente : " Priez pour que le Maître de la moisson envoie des ouvriers dans son champ. "
De saints ouvriers seront la réponse la plus convaincante pour le monde. "

Guy Gilbert, prêtre éducateur.

CLONAGE :
Clonage thérapeutique

Le 30 janvier 2003, les sénateurs ont interdit les deux formes de clonage, reproductif et thérapeutique.
L'argumentaire est double : on ne peut concevoir des embryons pour autre chose que pour eux-mêmes, avec l'objectif initial de les détruire pour servir une recherche, ce qui réalise leur instrumentalisation ; et on ne peut autoriser une technique - le clonage thérapeutique - qui risque de déboucher sur la réalisation d'un clonage reproductif.
Pour le généticien Axel Kahn, directeur de l'Institut Cochin de génétique moléculaire, " les potentialités thérapeutiques sont très faibles. En réalité, dit-il, le clonage dit thérapeutique  est un clonage d'embryon à visée cognitive. Et il est raisonnable de l'interdire, dans la mesure où il se heurte à un certain nombre d'objections morales. "
Carlos de Sola, chef de la division bioéthique du Conseil de l'Europe, va dans le même sens : " Il n'y aurait pas de problème pour explorer la voie de recherche du clonage thérapeutique s'il n'y avait une forte objection éthique. A partir du moment où cela est le cas, il est normal qu'on soit plus exigeant, qu'on essaie de savoir si cette recherche a un vrai fondement scientifique. Or, aujourd'hui, dans ce domaine, les seuls modèles scientifiques valides sont les matériaux naturels, c'est-à-dire les cellules souches adultes et celles obtenues à partir d'embryons surnuméraires ".

Babel et Pentecôte
Les clones humains sont devenus théoriquement possibles. Peut-être certains existent-ils déjà. Le sujet mobilise la réflexion : de quoi l'humanité est-elle capable et où cela va-t-il la conduire ?
Le clonage : un moyen pour l'être humain de se survivre, d'atteindre l'immortalité et de mettre un terme à sa diversité, parfois si dérangeante ? Une telle ambition fait penser à l'épisode de la tour de Babel (Gn 11, 1-9).
Que souhaitaient les habitants de Babel ? Continuer à parler la même langue, à se servir des mêmes mots, à se faire un nom . Ils craignent de perdre leur identité en se mêlant. Ils ont peur de l'altérité et de la différence. Ils refusent l'inconnu et veulent rester entre eux. C'est la tentation du même, la tentation du clone.
Le clonage pourrait permettre de faire l'économie de la différence sexuelle et supprimer le manque et la béance qui marquent tout être humain, homme ou femme, le rendant ainsi tout-puissant, n'ayant pas besoin de l'autre pour se prolonger indéfiniment.
C'est l'être humain, homme et femme, qui est l'image de Dieu.
La loi tendant à faire du clonage un crime contre l'humanité s'inscrit dans la volonté de protéger la diversité et la richesse de l'espèce humaine. Dès qu'une société ou une organisation tend à se fermer, à se renfermer sur ses éléments connus et à repousser l'altérité inquiétante, elle manifeste une fragilité identitaire et, à plus long terme, court à sa perte.
A la Pentecôte, nous voyons au contraire une logique d'ouverture et d'envoi, un mouvement vers la diversité . C'est le triomphe de la diversité des langues et de la variété des personnes .. C'est s'ouvrir suffisamment à autrui pour comprendre ce qu'il dit et pour se faire comprendre de lui ; pour entendre sa vérité, différente de la mienne . La Bonne Nouvelle appelée à se répandre pour être entendue dans toutes les langues et dans toutes les cultures, non pas pour les uniformiser, mais pour leur permettre un plein développement et un complet déploiement de leurs particularités : de même chaque être humain est appelé à refléter un aspect de l'infinie diversité de Dieu et à y trouver la source de son plein épanouissement.

(d'après A. Gombault, théologienne)

CREMATION
La crémation, un rite à humaniser
Les pratiques funéraires évoluent à un rythme rapide depuis trente ans. Tandis que l'inhumation décline, la crémation s'accroît et concerne aujourd'hui 32% des obsèques en France contre 0,5% en 1980. Le " thé au logis " du 23 mars 2013, animé par Sylvie Chicot, à la Bibliothèque diocésaine, a permis de partager la réflexion sur ce sujet.

Pourquoi la crémation ?
L'intervenante a présenté les principaux facteurs de cet essor en Occident :
- des facteurs économiques et écologiques:la crémation est moins onéreuse que l'inhumation,
- un souci d'échapper à une décomposition lente par un procédé de destruction rapide et aseptisé, une volonté de préservation des espaces...
- des raisons sociétales, telles le souci de peser le moins possible sur les vivants, spécialement pour l'entretien des tombes pour les " siens " géographiquement dispersées ,
- la volonté de dominer sa mort , surtout quand la famille est désunie, de partir en toute discrétion sans les " pompes funèbres " .
- des facteurs symboliques s'appuyant sur une indifférence spirituelle, voire d'une négation d'un au-delà et de partir au plus vite sans laisser de trace.

La crémation et l'Eglise (catholique)
En bref, la crémation apparaît " plus commode, plus scientifique, plus esthétique ", comme l'écrit Kuberski dans son ouvrage," Le christianisme et la crémation". Madame Chicot a également précisé, contrairement à une idée assez répandue, que la crémation n'a été condamnée par l'église catholique qu'en 1886 dans un contexte historique, lorsque ses partisans étaient avant tout des anticléricaux, condamnation qui a été levée d'ailleurs en 1963. Si aucun argument biblique ou théologique ne s'oppose à la crémation, l'Église catholique confirme sa préférence pour l'inhumation en mémoire de l'ensevelissement du Christ, lié à la symbolique de la graine enfouie qui donne naissance à une vie nouvelle.

Les questionnements
Néanmoins la crémation n'est pas sans poser des questionnements. Que faire des cendres ? (Mais aujourd'hui les cendres ont un statut juridique) Comment accompagner les familles ? Quels sont les rites à inventer ? Comment vivre les moments d'accompagnement du corps au crématorium ? Et pour les obsèques religieuses, comment se place la communauté chrétienne pour élaborer une manière spécifique pour vivre le passage de la mort ? Par exemple, les textes liés à la mise en terre sont-ils suggestifs pour évoquer la mémoire de celui qui sera consumé par le feu ?

Le partage
Après ce premier temps de présentation, ce fut le temps du partage de situations vécues en toute simplicité par la vingtaine de participants. L'un évoquant un temps d'émerveillement devant la flamme illuminant le départ de sa mère au crématorium, un autre parlant d'une épreuve traumatisante de ce départ sur tapis roulant, d'un vide, d'autant plus accentué qu'il n'y avait pas eu de célébration religieuse, un autre encore ayant vécu ce moment d'une manière apaisée, au milieu d'une réunion familiale, tandis qu'un autre évoque un temps difficile parce que le défunt n'en avait pas du tout parlé à la famille avant...

Au bilan, un échange de témoignages riches, évoquant les enjeux de cette pratique en essor, posant en même temps la question du sens de la vie. Une réflexion que chacun peut prolonger par la lecture de livres disponibles à la Bibliothèque diocésaine. Un grand merci à Sylvie Chicot !


Etienne Vallée

CROIX
Croix trop lourdes !
Des pays sont marqués par la guerre, la souffrance, la maladie, la torture, la peur. Notre monde est trop plein de croix qu'il nous faut porter … Le chemin de chacune de nos vies est jonché de croix qu'il nous faut sans cesse prendre et porter … Ce soir, dans ma prière, c'est au pied de la Croix du Christ que je dépose toutes ces croix : guerres, racisme, violence, cancer, chômage, famine, je les pose à tes pieds, Seigneur, pour que celles et ceux qui portent leur croix aujourd'hui entrevoient dans la nuit la lueur de Pâques et connaissent aussi la Résurrection.

Père Benoît Gschwind


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