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Notre-Dame de Coutances
(XIVè siècle)

Photo Eric Pouhier
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PAROISSE NOTRE-DAME DE COUTANCES
Diocèse de Coutances et Avranches
Département de la Manche

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Questions ouvertes de J à O
JEAN XXIII
Quelques phrases du bon pape Jean
(Joseph Roncalli 1881 - 1963)
Glanées au long de son pontificat, ou dans son Journal de l'âme, elles soulignent sa simplicité, sa finesse, son humour, sa profondeur spirituelle et pardessus-tout sa bonté qui l'ont fait aimer du monde entier :
" Me voici ficelé, prêt à être livré " (venant de revêtir, au soir de son élection le 28 octobre 1958, une des trois soutanes blanches préparées d'avance).
" Figurez-vous que, sur la place Saint-Pierre, quand je dus donner ma bénédiction urbi et orbi, les projecteurs de la télévision et du cinéma étaient si puissants que je ne parvins pas à distinguer la foule immense qui, paraît-il, s'étendait jusqu'au Tibre ! Je bénis l'univers, mais en quittant le balcon de Saint-Pierre, je songeais à tous les projecteurs qui, désormais, à chaque minute, seraient braqués sur moi. Et je me suis dit : "Si tu ne restes pas à l'école du Maître doux et humble, tu ne verras plus rien de la réalité du monde, tu seras aveugle … " (juste après sa première bénédiction).
" Dès les premiers jours de mon sacerdoce, je me suis mis à la disposition de la Sainte Eglise. Je l'ai suivie sans anxiété et sans ambition. Tout est là et rien que là. Il est superflu d'aller plus loin. "
" Il y en a qui disent que tout va mal. Ce n'est pas vrai du tout : regardez tous les braves gens, les papas et les mamans qui se dévouent pour leur famille, les enfants joyeux et sains, les jeunes qui entrent avec courage dans la vie. Au lieu de dire du mal des mauvais, aidons les bons à devenir meilleurs et les méchants à se convertir … "
" Je suis Joseph votre frère " (accueillant les bras ouverts un groupe d'Israélites au Vatican).
" Je sais que plusieurs ont été surpris par cette visite (celle du gendre et de la fille de Khrouchtchev qui avait été très critiquée) ; certains même furent peinés. Pourquoi ? Je dois recevoir tous ceux qui frappent à ma porte. Je les ai vus … et nous avons parlé des enfants ; il faut toujours s'entretenir des enfants … Je voyais que Mme Adjoubei pleurait. Je lui ai donné un chapelet, suggérant qu'elle ne devait pas en connaître l'utilité et qu'elle n'était pas tenue à le dire, bien sûr ! Mais qu'en le regardant, qu'elle se rappelle simplement qu'autrefois vivait une maman qui était parfaite. "
" Ces gens sont à gauche ? Eh bien que voulez-vous que j'y fasse ? Ce n'est pas ma faute à moi, il faut bien que je les prenne là où ils sont et que j'essaie de leur parler … "
" C'est bientôt Pâques. Je vous fais un vœu. C'est de vivre aussi vieux que votre pape … N'oubliez pas, mes enfants, il faut prier, il faut être fidèle au bon Dieu dans vos prières … Et puis, c'est à vous maintenant d'exaucer notre prière : laissez-nous passer, il est temps que nous rentrions travailler au Vatican " (à la foule qui le pressait le jour des Rameaux 1963 dans la grande banlieue ouvrière de Rome).
" Avec un immense amour nous sommes près de vous " (aux prisonniers de Regina Coeli).
" Allons, mes enfants, il est tard, rentrez chez vous, il est temps de coucher les petits ; vous leur ferez une caresse, ce sera la caresse du pape Jean … " (à la foule pressée sur la place Saint-Pierre au soir de l'ouverture du Concile).
" Veuillez lire dans mon cœur ; vous y trouverez peut-être bien davantage que dans mes paroles … J'ai eu de nombreuses rencontres avec des chrétiens appartenant aux diverses dénominations … Nous n'avons pas parlementé, mais parlé ; nous n'avons pas discuté, mais nous nous sommes aimés " (accueil des protestants et des orthodoxes au Concile).
" Notre cœur se gonfle de tendresse pour vous adresser nos vœux paternels. Nous voudrions pouvoir nous attarder à la table des pauvres, dans les ateliers, dans les lieux d'étude et de science, auprès du lit des malades et des vieillards, partout où des hommes prient et souffrent, travaillent pour eux et pour les autres … Oui, nous désirerions poser notre main sur la tête des petits, regarder les jeunes dans les yeux, encourager les papas et les mamans à accomplir leur devoir quotidien. A tous, nous voudrions répéter les paroles de l'ange : " Je vous annonce une grande joie : il vous est né un sauveur ! " (Jour de Noël dans la Basilique Saint-Pierre).
" Même si je devais devenir pape, si mon nom devait être prononcé et vénéré par toutes les bouches et gravé dans le marbre, lorsque je paraîtrai devant le divin juge, que serai-je alors ? Rien ! " (Journal de l'âme).
" Les premiers jours de ce service pontifical, je ne me rendais pas compte de tout ce que veut dire être évêque de Rome et par là même pasteur de l'Eglise universelle. Puis, une semaine après l'autre, la pleine lumière s'est faite. Et je me suis senti comme dans ma maison, comme si je n'avais rien fait d'autre durant toute ma vie " (1963, quelques jours avant sa mort).
" Tous les jours sont bons pour vivre et tous aussi sont bons pour mourir. Pour moi, les valises sont prêtes, mais je suis prêt aussi à continuer à travailler. " (id.)

JUBÉ
Du latin jubere, premier mot de la prière : " Jube, Domine, benedicere " = " Ordonne, Seigneur, de bénir " : galerie séparant, dans certaines églises, la nef du chœur.
Dans les basiliques primitives, on élevait, parallèlement au chœur et sur ses côtés, 2 petites tribunes appelées ambons, sur lesquelles les diacres se plaçaient pendant la messe pour lire l'épître et l'évangile. Elles subsistent dans certaines basiliques romaines comme Saint-Clément et Sainte Marie in Cosmedin.
Plus tard, quand les architectes chrétiens abandonnèrent le plan basilical, les ambons changèrent de place et furent généralement établis dans le chancel, c'est-à-dire contre la balustrade qui séparait le sanctuaire de la nef (elle fut longtemps représentée par la Table de communion).
Vers la fin du XIIIè siècle ou au commencement du XIVè, on les supprima presque partout. Dans certaines églises on les remplaça par une galerie haute que l'on appela jubé. Cette galerie courait d'un côté à l'autre de la nef. Elle était tantôt de bois, tantôt de pierre, mais toujours ornée avec le plus grand soin. Ordinairement, sa partie inférieure était divisée en 3 arcades dont une seule, celle du milieu, était ouverte pour permettre la vue sur l'autel, au moins aux fidèles qui se trouvaient placés à peu près dans l'axe de l'ouverture. Quant aux autres ils ne pouvaient ni apercevoir le célébrant, ni suivre la cérémonie du regard. Cet inconvénient détermina presque partout au XVIIè siècle la suppression des jubés. Cependant certains édifices religieux les ont conservés (par exemple, l'église Saint-Etienne du Mont à Paris). D'autres n'ont conservé que des fragments.
On trouve des fragments de jubés dans quelques églises de la Manche où il est appelé communément "perque".
La destruction des jubés ramena l'usage des ambons.

JUDAÏSME
Dialogue judéo-chrétien
Le Père Jean DUJARDIN, oratorien, vient de faire paraître (octobre 2003) aux éditions Calmann-lévy " L'Eglise catholique et le peuple juif ", un livre qui invite les chrétiens à porter " un autre regard " sur le peuple juif.
Pour le Père DUJARDIN, la confrontation de sa foi avec l'événement de la Shoah le conduit à se recentrer sur le Christ, par une nouvelle écoute de la Parole de Dieu.
Le livre aborde aussi la question, théologique et politique, du partage de la terre d'Israël avec les Palestiniens.
Il développe enfin les étapes qui ont jalonné l'histoire des relations judéo-chrétiennes et souligne fortement toute l'urgence à approfondir le dialogue.

Dictionnaire des Justes de France
Pendant la Seconde Guerre mondiale, à côté d'une France passive, d'une France complice du génocide, il y eut une autre France, quelques milliers de gens " ordinaires " qui ont sauvé des Juifs.
Pour que, à l'intention des générations futures, soit conservée la mémoire de tous ces sauveteurs, de France et autres pays d'Europe, l'Institut Yad Vashem, en Israël, a institué le titre de " Justes des nations ".
A son initiative, viennent d'être rassemblés dans un même ouvrage les destins des 2000 Français qui ont sauvé des juifs.

Ce Dictionnaire des Justes de France sera suivi d'autres ouvrages pour les Justes des autres pays.


LAÏCITE
La laïcité n'est pas faite pour mettre la religion hors la loi
Le catholicisme, qui a profondément marqué notre civilisation commune d'Europe occidentale, ne modèle plus aujourd'hui les comportements de la société. Du point de vue de la pratique, il est devenu, comme toutes les autres religions, une pratique minoritaire. Il est devenu aussi une religion d'adhésion personnelle, dont la pratique est réservée à ceux qui en partagent personnellement la conviction, la foi.
La société est devenue profondément laïque et distante à l'égard de toutes les convictions religieuses. Mais la laïcité n'est pas la négation de l'histoire et de l'identité : c'est la création, dans une société consciente de son héritage et de son patrimoine, d'un espace commun, respectueux des convictions individuelles et porteur de valeurs fédératrices, celles des droits de la personne humaine.
Pour le christianisme, la laïcité est, si je puis dire, de fondation. Le Christ a dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu " : la séparation entre la conviction religieuse et les réalités de l'Etat était donc dans la parole du Fondateur.
L'islam est plus problématique car on retient de la parole du Prophète qu'il n'y a de loi que de Dieu. Le chemin est donc plus difficile

             François Bayrou

Une municipalité promeut une laïcité ouverte
Dans son souci du " vivre ensemble " dans sa ville marquée par le brassage ethnique et religieux, le maire de Montreuil y lance, en présence de Régis Debray, une initiative inédite en France dans le cadre d'une municipalité : la création d'un " Centre Civique d'Etude du Fait Religieux ", dont la mission est de proposer un cycle de formation à des enseignants, et des conférences à un public plus large.
" Il n'y a pas de mélange des genres, précise l'élu plutôt frappé par " l'analphabétisme " des enseignants en matière religieuse. Nous approchons donc les religions avec un regard laïque pour mieux les connaître. Les écoles, collèges et lycées connaissent un mixage sans précédent. Il s'agit donc, par la connaissance de la religion de l'autre, de sortir de l'intolérance pour susciter un intérêt réciproque apte à surmonter la méfiance, et éviter la confrontation qui n'est pas une formule vaine .".

La laïcité, c'est l'ouverture aux autres
La laïcité, c'est l'ouverture aux autres, l'esprit de tolérance, la liberté de conscience, le pluralisme. Elle nous permet de vivre ensemble dans le respect des différences , que l'on soit athée, agnostique, catholique, musulman, juif, protestant ou bouddhiste.
Aujourd'hui, les catholiques, qui ont longtemps eu une image négative de cette laïcité, s'y trouvent très bien. On peut dire que la loi de 1905 a libéré l'Eglise. Il faut que l'Islam comprenne vite que cette laïcité lui ouvre les bras.
C'est à l'école que se transmettent ces valeurs de la République qui nous permettent de vivre ensemble. L'école est le creuset de la paix civile.
Il nous manque un beau texte qui dise clairement ce qu'est la laïcité. Un texte qui fasse comprendre aux Français la chance qu'elle représente. Personnellement, je suis un chrétien très laïque. La laïcité est une richesse, qui permet d'ailleurs aux religieux et aux laïcs de se retrouver côte à côte quand certaines valeurs sont menacées.

Bernard STASI, médiateur de la République, président de la Commission des Sages
Octobre 2003
Accepter le fait religieux
Les communautés de croyants sont présentes dans toutes les sociétés, expression de la dimension religieuse de la personne humaine. Les croyants attendent donc légitimement de pouvoir participer au dialogue public. Malheureusement, on doit observer qu'il n'en est pas toujours ainsi. Nous sommes témoins, ces derniers temps, dans certains pays d'Europe, d'une attitude qui pourrait mettre en péril le respect effectif de la liberté de religion. Si tout le monde s'accorde à respecter le sentiment religieux des individus, on ne peut pas en dire autant du "fait religieux", c'est-à-dire de la dimension sociale des religions, oubliant en cela les engagements pris dans le cadre de ce qui s'appelait alors la "Conférence sur la Coopération et la Sécurité en Europe". On invoque souvent le principe de la laïcité, en soi légitime, s'il est compris comme la distinction entre la communauté politique et les religions (cf. Gaudium et spes, n. 76). Mais distinction ne veut pas dire ignorance ! La laïcité n'est pas le laïcisme ! Elle n'est autre que le respect de toutes les croyances de la part de l'État, qui assure le libre exercice des activités cultuelles, spirituelles, culturelles et caritatives des communautés de croyants. Dans une société pluraliste, la laïcité est un lieu de communication entre les diverses traditions spirituelles et la nation. Les relations Église-État peuvent et doivent donner lieu, au contraire, à un dialogue respectueux, porteur d'expériences et de valeurs fécondes pour l'avenir d'une nation. Un sain dialogue entre l'État et les Églises - qui ne sont pas des concurrents mais des partenaires - peut sans aucun doute favoriser le développement intégral de la personne humaine et l'harmonie de la société.
Discours de Jean-Paul II au Corps Diplomatique à l'occasion des vœux 2004
LEMIRE (l'Abbé)

Mémoire de l'abbé Lemire
L'abbé Jules Lemire (1853-1928) a été député et maire d'Hazebrouck. Ce prêtre démocrate, connu pour avoir créé les jardins ouvriers en France, a bataillé durant trente-cinq ans à la Chambre des députés pour défendre les droits des plus humbles.

L’abbé Lemire, un homme politique d’avant-garde
De l’abbé Lemire, on retient généralement le rôle qu’il a joué dans la création et dans le développement des jardins ouvriers en France. Mais sait-on que ce prêtre de Flandre française a également été député de 1893 jusqu’à sa mort survenue en 1928 ?  Tout au long de ces trente-cinq années, il s’est attaché à faire passer des valeurs de solidarité, de tolérance et de démocratie. Son action en faveur de l’amélioration concrète du sort de tous les hommes, en particulier des ouvriers, lui a valu d’incessantes critiques dans les milieux bien pensants et dans l’autorité ecclésiastique qui a désavoué à plusieurs reprises ses idées de justice sociale en avance sur son époque.
 L’abbé Lemire s’est battu pour que les femmes venant d’accoucher bénéficient d’une période de repos avant de reprendre le travail ; pour qu’un ministère du Travail soit créé ; pour que la durée du travail hebdomadaire soit réduite ; pour que la journée de repos hebdomadaire se généralise ; pour que l’on interdise le travail de nuit des enfants ; pour que l’ouvrier bénéficie d’un logement décent et d’un coin de terre ; pour que la peine de mort soit abolie…
 Ces quelques exemples sont tirés des centaines de travaux qu’il a défendus devant la Chambre des députés. Sur le plan local, l’abbé Lemire a également été maire d’Hazebrouck de 1914 à 1928. Les transformations qu’il a apportées en profondeur marquent, aujourd’hui encore, le visage de la ville.

L’association Mémoire de l’abbé Lemire, basée à Hazebrouck et forte de deux cents adhérents, entretient le souvenir de cet homme politique d’avant-garde. Elle est présidée par Gilbert Louchart, petit-neveu de l’abbé Lemire.
Contact : memoire.abbe.lemire@wanadoo.fr

Dernière mise à jour le 5 novembre 2013

LIBERTE
Liberté religieuse
Selon le " Rapport 2003 sur la liberté religieuse dans le monde ", publié par " Aide à l'Eglise en détresse " (AED), la liberté religieuse est de plus en plus menacée dans le monde. Pour le seul christianisme, on dénombre 938 morts, 629 blessés et 100345 détenus en 2002.
Ce rapport répertorie les violations à la liberté religieuse et de conscience dans 190 pays. Les situations les plus préoccupantes sont celles de Cuba, de la Colombie, du Venezuela, du Soudan, du Nigeria, de la Chine, de l'Indonésie, de l'Inde, de la Birmanie, du Vietnam, de la Corée du Nord et du Laos.


MARIAGE
C.N.A.F.C. Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques
Projet de définition du mariage qui s'inscrirait dans le Code civil.
Le code civil ne donne aucun contenu au terme de " mariage " mais se contente d'en décrire les conditions de formation et les effets. Pour les associations familiales catholiques, ce vide juridique est à l'origine de l'affaiblissement progressif du mariage (réforme du divorce de 1975 qui l'a fait apparaître plus comme un lien contractuel que comme une institution - Pacs et consécration juridique du concubinage …). Aujourd'hui le nouveau projet de réforme du divorce qui vise à simplifier et faciliter la séparation amène de nouveau à s'interroger sur le sens du mariage et de l'engagement pris à la mairie …
D'où l'initiative des AFC de proposer une définition du mariage, institution républicaine, engagement pris devant la société (incarnée par le maire), qui justifie le caractère impératif de ses effets dans les rapports personnels des époux et l'indivisibilité de la filiation de l'enfant à l'égard de ces derniers.
Cette consécration juridique aurait plusieurs effets concernant la procédure du divorce.
Reste à savoir la suite que le gouvernement donnera à cette idée.


Mariage chrétien :
La star du mariage, c'est Dieu amour
A la demande de Laurent de Belgique, Guy Gilbert, prêtre éducateur bien connu, sera aux côtés du Cardinal Danneels pour célébrer le mariage du prince Laurent de Belgique avec Claire Coobs, le 12 avril 2003.
" L'amitié ne connaît ni frontières, ni castes, explique Guy Gilbert. J'ai rencontré le prince Laurent il y a sept ans, à l'occasion d'un prix qu'il me remettait pour mon travail avec les jeunes. On s'est revus. Il est venu dans ma ferme en Provence. Il a découvert notre travail avec les jeunes . Cela l'avait beaucoup séduit. De son palais, il est donc revenu chez nous. Il a fait la vaisselle avec les loubards . Les jeunes l'appellent Laurent sans savoir qui il est. Nous vivons depuis un compagnonnage humain, profondément spirituel aussi.
Ma vie, ma mission de prêtre, mon travail d'éducateur m'ont fait rencontrer des fils de grands bourgeois qui avaient des problèmes effroyables après ce qui s'était passé dans leur famille.
Quand Laurent a découvert Claire, il est venu me voir pour me la présenter. Il m'a demandé si je pouvais les préparer au mariage.
Je les prépare en leur disant que c'est l'un des plus grands sacrements puisqu'il va les lier définitivement. Dieu est au cour de cet amour car il est au-dessus de tout amour humain, fût-il royal ou fût-il le plus humble. S'ils prennent cela à bras-le-corps, ils risquent de vivre un très bel amour parce que tout amour est déficient, imparfait. Dieu peut donner la force d'être fidèle, la force de donner un amour gratuit à l'autre, et la force d'espérance d'avoir des enfants pour continuer leur chemin. La star de ce mariage, c'est Dieu amour. "


Jean-Paul II au tribunal de la Rote romaine
" L'Eglise ne refuse pas la célébration des noces à qui est bien disposé,  a-t-il dit, même s'il est imparfaitement préparé du point de vue surnaturel, pourvu qu'il ait l'intention droite de se marier selon la réalité naturelle de la conjugalité .. L'absence de prise en compte de la réalité surnaturelle par les fiancés ne peut, à elle seule, rendre celui-ci nul ".


MARIE :
l'Immaculée Conception
" Le 15 août 2004, nous avons accueilli à Lourdes le pape Jean-Paul II. Avec lui, avec plusieurs centaines de milliers de pélerins, avec plusieurs millions de téléspectateurs, nous fêtions l'Assomption de la Vierge Marie.
Le Pape avait choisi l'année 2004 pour revenir à Lourdes, parce qu'elle marque un anniversaire : 150 ans plus tôt, son prédécesseur le Pape Pie IX déclarait solennellement que Marie n'avait jamais connu le péché.
Marie est «l'Immaculée Conception» : c'est le nom qu'elle se donne quand elle apparaît à Bernadette le 25 mars 1858.
Chaque année, les catholiques fêtent l'Immaculée Conception le 8 décembre. L'Immaculée Conception est une lumière sur la route des hommes. Le péché blesse notre humanité. Même pardonné, il laisse des traces. La Vierge Marie, elle, n'a pas connu le péché. Elle n'en porte pas les traces. Ses forces spirituelles, sa liberté sont totales.
C'est ainsi qu'elle a pu faire face à la mission exceptionnelle que Dieu voulait lui confier : être la mère de son Fils, le mettre au monde par l'action de l'Esprit Saint.
La Vierge Marie est «pleine de grâce» (Luc 1, 28); elle est la Mère de Dieu; elle n'est pas restée prisonnière de la mort; elle est avec son Fils, aujourd'hui, dans la lumière de Dieu : telle est la foi catholique."

Jacques PERRIER
Evêque de Tarbes et Lourdes
Jean-Pierre RICARD
Archevêque de Bordeaux
Président de la Conférence des Evêques de France

 

MARIE DES VALLEES, la Sainte de Coutances(1590 - 1656)
Marie des Vallées appartient à l'histoire de Coutances. Elle naquit à Saint-Sauveur-Lendelin le 15 février 1590, dans une famille de paysans pauvres, parlant le patois, à une époque où le mysticisme tient une place singulière et suspecte à côté de la chasse aux sorcières.
Son père étant mort, sa mère se remarie et, dès lors, Marie subit d'horribles traitements. Atteinte d '" un mal étrange ", aspirant à " porter les malheurs de la terre ", d'une dévotion intense, assistant à la messe le plus souvent possible, Marie demande à Dieu de " souffrir au-delà de ce qui semble possible pour le salut de l'humanité et la destruction du péché ". Sa vie ne fut plus qu'une suite de convulsions et de souffrances.
Mais cette voie du mysticisme - qui établit une relation directe avec Dieu - ne reste pas sans soulever des accusations de sorcellerie, et de possession par le démon. Des investigations, un emprisonnement de plusieurs mois aboutirent finalement à un jugement par les hommes d'Église et les médecins dans la ville de Rouen. Elle fut acquittée (1615).
Par la suite, renvoyée à Coutances et devenue servante de prêtres, le fait marquant de sa vie est la rencontre avec Jean Eudes venu prêcher une mission en 1641 et à qui l'évêque avait demandé de prendre en charge cette femme étonnante. Très vite, Marie inspira confiance à Jean Eudes qui la reconnut comme une mystique véritable et elle devint sa conseillère et son inspiratrice.
Elle l'encouragea dans les missions d'évangélisation, dans la fondation d'une congrégation pour la formation des prêtres (les Eudistes), dans la création de séminaires, dont celui de Coutances en 1650. C'est elle qui posa en 1652 la première pierre de la chapelle - toujours existante - de ce séminaire, sur l'emplacement de l'actuel lycée Lebrun. Elle contribua à l'essor de la spiritualité eudiste envers les Sacrés Coeurs de Jésus et Marie. Sa réputation dépassa très vite les limites du diocèse et de la Normandie, allant des grandes villes d'Europe jusqu'au Canada.
Marie meurt en 1656 à Coutances. Sa dépouille fut l'objet de disputes .A nouveau, de nombreux procès s'en suivirent mêlant calomnies et discrédit face aux louanges et à la glorification de cette femme hors du commun. A l'issue des procès, la sentence de l'évêque de Coutances, en 1658, Mgr Claude Auvry fut la suivante : " Nous disons et déclarons que Marie des Vallées a été prévenue des grâces extraordinaires de Dieu qui l'ont accompagnée jusqu'à la mort ".
En 1919, Mgr GUERARD fit transférer les restes de la " sainte de Coutances " près de l'autel de Notre-Dame du Puits où Marie des Vallées avait tant prié.

Vous êtes invités à venir la (re) découvrir au Colloque du 1er Juin 2013 aux Unelles.

Etienne Vallée

MILITAIRE
Engagement chrétien
" Pour beaucoup de chrétiens, peut-être, l'action militaire est synonyme de violence, le concept de maîtrise de la force leur étant inconnu. De même pour beaucoup de chrétiens toute action militaire se confond-elle avec la guerre, c'est à dire avec l'engagement le plus total.
Dès lors, pour eux, apparaît difficilement comment les militaires peuvent être " ces sentinelles de la paix ", selon l'expression de Jean-Paul II, durant le jubilé des militaires à Rome. Outre une difficulté à comprendre le discours officiel de l'Église, surgit une difficulté plus grande encore vis-à-vis de tout engagement chrétien dans les Armées au service de la paix ".

              Patrick Le Gal, évêque aux armées françaises

Pèlerinage Militaire International
Le Pèlerinage Militaire International le plus célèbre est celui qui se déroule chaque année à Lourdes et se caractérise - au-delà du nombre des pèlerins - par la variété des pays représentés (32 en 2002), les types humains, les uniformes, les langues... Mais le thème doit permettre, aussi, aux pèlerins d'approfondir et de mieux mettre en oeuvre la riche diversité qu'ils possèdent en eux-mêmes.
Il rassemble près de quinze mille pèlerins, dont les deux tiers sont des militaires en activité et le dernier tiers formé de "civils", pour la plupart membres de familles de militaires, personnels travaillant dans les armées ou militaires retraités parmi lesquels deux cent cinquante à trois cents blessés ou malades confiés aux soins de l'Hospitalité Notre-Dame des Armées.
Les 16, 17 et 18 mai 2003 aura lieu, à Lourdes, le quarante cinquième Pèlerinage Militaire International. Il sera présidé par Son Excellence Monseigneur Patrick LE GAL, évêque aux Armées françaises.
Le thème en est : " Un peuple de toutes les nations"
Le Dimanche 5 octobre 2003, un millier de personnes, militaires, familles de militaires ou civils vont traverser ensemble la baie du Mont St Michel, depuis la côte jusqu'à l'abbaye. Tous ensemble, du général au simple deuxième classe, de 7 ans à 77 ans, hommes, femmes, enfants, étudiants en école militaire ou cadres à la retraite, accompagnés de leur évêque, Monseigneur Patrick Le Gal.
Le thème de ce pèlerinage sera : " Sur les pas du Christ... malgré vents et marées."


NOUVEL AGE ("New Age")
Mise au point du Vatican

En janvier 2003, le Vatican a publié un document sur le New Age (littéralement le " Nouvel Age ") pour marquer sa défiance vis-à-vis de ce nouveau courant de spiritualité.
Le cardinal français Paul Poupard, président du Conseil Pontifical de la culture, qui a travaillé à son élaboration, qualifie le New Age de mouvement " à l'opposé de la révélation chrétienne " :
" Ce qui est constant, explique-t-il, c'est l'utilisation de termes qui ne sont plus univoques. Prenons le Christ, par exemple, qui revient souvent dans le New Age. Pour nous, c'est le Fils de Dieu, c'est une personne en chair et en os et non une énergie cosmique. De même, sur le salut, ce n'est pas nous qui nous sauvons tout seuls. La vérité, nous la recevons alors que, dans ces courants, on a l'impression que la vérité, on se la fabrique un peu au jour le jour, en puisant dans telle ou telle tradition religieuse, orientale ou non. Ce qui revient tout le temps, c'est le " bien être ", " se sentir en phase ", " les bonnes vibrations " comme si la souffrance et la mort n'existaient pas, avec une sorte de fatalisme qui incite à scruter les signes les plus divers, comme si l'avenir était déjà inscrit. Ce n'est pas vrai. " L'avenir, on le fait ", disait Bernanos. Le sens de la responsabilité est crucial.
Cette approche nouvelle exerce une certaine séduction. Et peut-être que cette tendance culturelle honore des demandes sérieuses qui ne sont pas suffisamment prises en compte. On parle souvent du retour du religieux. Je crois qu'il y a, profondément, une soif spirituelle et l'Eglise peut apparaître à ceux qui s'en sont écartés comme une sorte de grande organisation dont on ne voit que les prises de position. Mais sans doute les gens ne trouvent-ils pas suffisamment de réponses aux questions simples, fondamentales, incontournables. Par ailleurs, il faut aider les chrétiens qui sont attirés par les techniques les plus diverses de méditation à re-percevoir que, au cour de la foi chrétienne, il y a une expérience mystique. L'expérience du contact direct avec Jésus.
Il nous faut retrouver toute l'importance de la prière, de la méditation, de la contemplation sous toutes ses formes. Dieu, ce n'est pas une idée, la vérité n'est pas abstraite. Alors, en réponse aux besoins qu'exprime le New Age, il faut reproposer cette joie de célébrer ensemble ".


ŒCUMENISME
Groupe des Dombes (2003)
Ce groupe d'étude, de recherche et d'échange fédère des théologiens catholiques et protestants. Il est un lieu de référence de l'œcuménisme. En septembre 2003, il a choisi comme coprésident catholique le Père Bernard Sesboüé, membre du groupe depuis 1967, pour succéder au Père Bruno Chenu décédé en mai dernier. Ce jésuite, passionné par les Pères de l'Eglise, s'est imposé par ses travaux sur la christologie ainsi que sur l'œcuménisme. Il s'est toujours attaché à traduire l'actualité de l'Evangile : " Comment donc est-il demeuré vivant jusqu'à nous et à quelles conditions peut-il le rester à l'avenir ? " Une réflexion qui l'a naturellement conduit à s'interroger sur le rôle de l'autorité et du magistère dans l'Eglise. C'est ce thème de réflexion qui est actuellement celui du groupe des Dombes.
Il a beaucoup travaillé également la question des sacrements et Il est notamment l'auteur de Croire (Doguet & Ardant 1999)
où il met en regard le Credo et les questions contemporaines.

ŒCUMENISME (2016)
Thé au Logis Samedi 12 novembre 2016 à la Bibliothèque Diocésaine
L'Œcuménisme
par le Père Louis Deschamps.

Après qu'Etienne Vallée l'ait brièvement présenté comme responsable diocésain pour l'œcuménisme, le Père Louis Deschamps prenait la parole.
Il commençait par rappeler le récent voyage du Pape François en Suède à l'occasion du 500è anniversaire de la Réforme. Son discours de Lund le 31 octobre dernier, loin d'accabler Luther, explique les raisons ¨C en partie fondées par l'état de l'Eglise d'alors - qui l'ont conduit à réagir jusqu'à couper les ponts avec la papauté, ce qui n'était pas son intention première.
Quel chemin parcouru, soulignait-t-il, depuis l'encyclique " Mortalium Animos " de 1928 où Pie XI condamnait tout rapprochement avec des " gens qui ont eu le malheur de se séparer du Christ " ! Tel était le langage de l'Eglise vis-à-vis des protestants depuis 4 siècles !
Moins de 40 ans plus tard, s'ouvrait le Concile Vatican II où les Pères allaient adopter le décret " Unitatis redintegratio " qui parlait de " Frères séparés " et reconnaissait que, si la vraie communion subsiste dans l'Eglise Catholique, la vie de la grâce, elle, passe par beaucoup d'autres canaux.
Désormais, on allait chercher à mieux se connaître, à s'accepter différents, à donner de part et d'autre un témoignage plus véridique : tels furent le langage et l'attitude de Paul VI et de Jean-Paul II, l'un par la rencontre spectaculaire avec le Patriarche Athénagoras, l'autre par l'encyclique " Ut unum sint " qui prenait acte de l'aspiration œcuménique des communautés chrétiennes. Conscient de l'obstacle que constitue la papauté, Jean-Paul II n'allait-il pas jusqu'à faire appel aux théologiens pour résoudre le " facteur de communion " ?
Et aujourd'hui, où en sommes-nous ?
" Hiver œcuménique ", pensent certains méconnaissant le travail caché qui se fait sur le terrain : rencontres amicales, temps de prière et actions communes, réflexion, échanges ¡K Chaque mois de janvier, semaine de prière pour l'unité des chrétiens ¡K
Certes, des pierres d'achoppement demeurent, notamment avec le protestantisme, qui sous-tendent des questions théologiques non encore résolues : conception de l'Eglise, des ministères ordonnés, de l'Eucharistie, du baptême, de la Vierge Marie ¡K Pour le père Deschamps, il ne s'agit pas de " brader " l'unité en la sous-estimant ¡K Ces questions nous invitent à " souffrir " de la séparation et à poser des actes ensemble pour hâter l'unité telle que la veut le Christ.
Le conférencier s'est ensuite prêté au jeu des questions et notamment à celle-ci à laquelle il s'est dit incapable de répondre sinon par l'espérance : dans 40 ans, qu'en sera-t-il du rapprochement entre les Eglises ?

O.G.M.(Organismes Génétiquement Modifiés)
Épiscopat du Brésil
Déclaration des évêques de la Commission pastorale de la terre sur l'usage des OGM
Alors que l'utilisation des OGM donne lieu à de vifs débats au Brésil comme en beaucoup d'autres pays et que les avis sur la question sont partagés, les évêques qui accompagnent le travail effectué par la Commission pastorale de la terre, organisme officiel de la Commission nationale des évêques brésiliens, viennent de prendre position sur cette question. Leur argumentation ne repose pas seulement sur les dangers potentiels de l'usage des OGM pour la santé humaine et la biodiversité, mais sur les conséquences que cela entraînerait dans le domaine de la justice sociale. Texte rendu public à ltaici, 6 mai 2003.
Nous, évêques accompagnateurs de la Commission pastorale de la terre (CPT), dans les différentes régions de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), face au grave problème des OGM dans nos pays et prenant appui sur les dispositions légales actuellement en vigueur, nous prenons l'initiative de nous exprimer publiquement a ce sujet.
Les OGM sont le résultat de la manipulation génétique qui permet de produire, modifier et transférer des gènes parmi les êtres vivants, rompant ainsi la barrière du croisement naturel entre les espèces, en créant, modifiant et transférant du matériel génétique entre des végétaux, animaux, bactéries, virus et humains.
Dans le monde entier, et ici au Brésil, de nombreux chercheurs et leaders de mouvements sociaux ont exprimé opportunément de sérieuses préoccupations en la matière. Ces préoccupations tournent autour des risques suivants :
1 - En ce qui concerne la santé humaine, l'absorption de grains génétiquement modifiés peut entraîner une augmentation des allergies, une résistance aux antibiotiques et une augmentation de l'indice des substances toxiques dans les aliments.
2 - Dans le domaine de l'environnement, on court le risque d'une érosion génétique, affectant de façon irréversible la biodiversité, en raison de la contamination des cultures naturelles de semences. Il faut ajouter à cela l'augmentation alarmante de la monoculture et, en conséquence, la perte de la très riche variété et de la qualité des semences.
3 - C'est aussi une menace à la souveraineté alimentaire de notre pays, en raison de la perte du contrôle des semences et des êtres vivants qui sont brevetés ' devenant ainsi la propriété exclusive et légale des groupes multinationaux qui ne poursuivent que des finalités commerciales.
4 - Cependant, le risque majeur, à notre entendement, est dans la totale dépendance, dans la destruction et, finalement, dans la disparition de la petite et même de la moyenne agriculture, en raison du monopole mondial implacable de la production et de la commercialisation des semences, qui se transforme en la domination d'un petit groupe d'entreprises multinationales gigantesques et puissantes.
En lien avec ces questions, nous ne pouvons pas par ailleurs ignorer ou laisser tomber des exigences éthiques telles que la bienveillance, la justice sociale, la justice écologique et le principe de précaution.
Le principe de bienveillance [littéralement : non-nuisance) inclut notre devoir d'éviter ou d'empêcher que du mal ou des dommages soient faits à autrui. Dans le cas de l'introduction massive de nouvelles technologies qui impliquent des risques potentiels pour la santé, ce principe doit être pleinement garanti grâce à des informations claires et fiables.
Le principe de justice sociale, dans les cas d'innovations technologiques massives et de fort impact social, nous conduit à demander qui va en profiter et qui va en subir les préjudices. Actuellement, dans le cas concret des OGM, il est clair qu'un petit groupe de grandes entreprises sera le principal bénéficiaire, mais de graves dommages seront causés à l'agriculture familiale.
Le principe de précaution exige que, avant qu'un produit ne soit effectivement destiné à la consommation humaine, des mesures sévères de biosécurité soient adoptées. Il ne s'agit pas d'arrêter la science ou la recherche, ni de provoquer une peur paranoïaque face à ce qui est nouveau. Au contraire, on prend partie pour que la science et la recherche, orientées vers le bien commun, jouissent davantage d'espace. Il faut que les applications technologiques qui impliquent des risques potentiels de grande ampleur soient décidées, approuvées, refusées ou perfectionnées à partir de décisions démocratiques et sous le contrôle du peuple. Appuyant la lutte héroïque des organisations populaires de la campagne et nous faisant l'écho de l'une des grandes revendications du Forum social mondial de Porto Alegre, nous soutenons, avec conviction, que les semences puissent être déclarées patrimoine de l'humanité et conservées dans leur intégrité génétique par les communautés paysannes.
Dans cette même ligne, nous prenons la liberté de recommander au pouvoir public, au ministère public, au pouvoir législatif, judiciaire et exécutif, lorsqu'ils traitent de ces graves questions, de se laisser guider par ces revendications nouvelles et justes, ainsi que par les principes éthiques qui les gouvernent.
Itaici, 6 mai 2003
Dom Tomas Baiduino, President ; Dom Xavier Gilles, Vice-President; et douze autres évêques du Brésil.
Traduction DIAL

OMC Organisation Mondiale du Commerce
Si l'OMC n'existait pas, il faudrait la créer
Le commerce mondial est devenu un lieu où se mesurent les rapports de force, où se fourbissent quelques-uns des outils du développement et où s'évalue le degré de solidarité entre toutes les composantes de l'humanité. La preuve est faite que l'on a d'autant plus de chances de se développer que l'on participe davantage aux échanges internationaux. C'est ainsi qu'après le Japon, la Corée du Sud, Singapour, c'est au tour de la Chine de prendre une place significative dans les échanges mondiaux. À l'inverse, les pays africains ont du mal à décoller et jouent un rôle mineur dans le commerce international.
Si l'OMC n'existait pas, il faudrait la créer. Car on ne peut développer les échanges sans les organiser. C'est exactement comme la circulation automobile dans une grande ville : sans régulation, c'est-à-dire sans feux rouges et sans règles de circulation, on ne circulerait pas mieux, on s'embourberait dans un immense embouteillage. D'où ces marchandages permanents pour se mettre d'accord sur des règlements où chacun défend âprement ses intérêts. Le mérite de l'OMC est de favoriser des compromis, puis de les faire respecter, car elle dispose d'un pouvoir d'arbitrage assorti de sanctions. C'est ainsi que, récemment, la Malaisie a gagné un contentieux contre les États-Unis.
Il faut donc soutenir les efforts de l'OMC pour que la concurrence internationale s'éloigne toujours plus des lois de la jungle. Il faut aussi se souvenir que le développement ne se parachute pas à coups de subventions, si les nations concernées ne mettent pas de l'ordre chez elles. C'est ainsi que la diffusion de médicaments bon marché suppose, dans les pays concernés, une administration territoriale efficace et non corrompue. Ce qui ne va pas de soi partout.
Mao n'a pas dit que des bêtises. Ainsi, quand il enseignait que l'important n'est pas d'avoir des poissons, mais d'apprendre à les pêcher.

Jean Boissonnat

L'être humain doit toujours être une fin et non un moyen
L'être humain doit toujours être une fin et non un moyen, un sujet et non un objet ou une marchandise … L'OMC a été une innovation majeure en ce sens qu'elle vise à empêcher les actions commerciales unilatérales injustes… Mais si l'histoire démontre qu'une certaine dose de libre-échange des biens et services est indispensable au développement de la paix, le libre-échange, ni même un assortiment de règles ne sont équitables par eux-mêmes.
Les intérêts nationaux qui prévalent dans les négociations actuelles, en dépit des déclarations en faveur des objectifs de développement des pays pauvres, ne servent pas l'idée de " famille des nations ". Les pays les plus riches ont l'obligation de s'attaquer et de remédier aux défauts et aux conditions les moins favorables des pays pauvres comme s'ils étaient les leurs propres … Le défi est de créer un système réglementaire de commerce qui donne aux pays en développement à la fois un bénéfice économique et une autonomie pour atteindre leurs objectifs de développement humain … et qui leur permette d'avoir accès au marché pour les produits où ils sont forts et disposent d'avantages compétitifs …
Aucun modèle de développement économique ou de commerce international qui néglige la justice sociale ou marginalise des groupes humains et le développement humain, n'est soutenable à long terme, même d'un pur point de vue économique.

Osservatore Romano septembre 2003

Il ne faut jamais arrêter de se battre
Que je sache, l'OMC est une tribune libre de discussion où se côtoient depuis presque huit ans les pauvres comme les riches. On y parle toujours ouvertement !
On ne peut pas régler d'un coup de baguette magique une question aussi complexe, aussi sensible et qui touche le commerce international, que celle de la suppression des subventions concernant le coton, - notamment de la part des Etats-Unis. Nous sommes quatre pays d'Afrique, le Burkina-Faso, le Mali, le Bénin et le Tchad, tous pays les plus pauvres de la planète, à produire un coton reconnu de grande qualité, notre principale source de devises, et en raison des subventions américaines, l'Afrique de l'Ouest et centrale perd chaque année 250 millions de dollars de revenus ! A nous quatre, nous sommes le deuxième exportateur mondial de coton, derrière les Etats-Unis ! … Il faut que l'on s'asseye tous ensemble et qu'on discute encore et encore !
Je lance un appel aux Etats-Unis : ils n'ont rien à gagner à vouloir un monde sans solidarité mais tout à gagner dans un ordre commercial international régulé. La jungle commerciale ne peut que les desservir. Ils y perdront ! … Avec eux, comme avec les grandes sociétés privées, il ne faut jamais arrêter de se battre, sinon nous serons perdants. Faut-il le dire et le redire, l'Afrique de l'Ouest et centrale perd chaque année un milliard de dollars en raison de l'impossibilité d'écouler la production du coton à un prix normal !
Il nous reste donc à frapper fort. Et nous avons décidé de nous appuyer sur plusieurs grands pays du Sud, en particulier le Brésil … Cette solidarité Sud-Sud nous a fait chaud au cœur ! Elle nous empêche de nous marginaliser en ces temps de mondialisation. Nous créons ainsi une communauté d'intérêts, de destins, pour peser sur l'OMC. On ne peut pas en effet se défendre tout seul, aussi bien le petit Burkina-Faso que le grand Brésil !
Si les Etats-Unis ne trouvent pas une solution à cette question des subventions accordées aux fermiers américains sur le coton, nous sommes prêts à aller porter plainte devant l'OMC. Il en va de l'avenir de millions d'Africains, de leur survie.

Blaise Compaoré
                                        Président du Burkina-Faso


 

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