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Notre-Dame de Coutances
(XIVè siècle)

Photo Eric Pouhier
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PAROISSE NOTRE-DAME DE COUTANCES
Diocèse de Coutances et Avranches
Département de la Manche

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Questions ouvertes de P à Z

PALESTINE
C.I.D.M. Comité Israëlien contre les Démolitions de Maisons
Ce soir-là, sur les ruines de sa maison d 'Anata, un village palestinien en bordure de Jérusalem, Salim a fait un pacte avec Jeff Halper le directeur du comité Israélien contre les Démolitions de Maisons venu lui apporter son soutien : il reconstruira son foyer au même endroit avec l'aide des volontaires israéliens et palestiniens du Comité. Le contrat a été honoré plus que de raison.Entre 1998 et 2003, l'administration civile, - le département du ministère de la défense israélien qui gère les Territoires occupés - a démoli la maison de Salim à quatre reprises et, à chaque fois, le C.I.D.M a répondu présent.
" Le chef des soldats, raconte Salim, m'a dit : "Même si tu rebâtis ta maison 10 fois, on la démolira 10 fois ". J'ai répondu : " Dans ce cas, je la reconstruirai une onzième fois. "

P. Emile Shoufani
L'UNESCO a remis, le 8 septembre 2003, son 23è prix de l'Education pour la paix au P. Emile Shoufani. Elle voulait récompenser son " attitude personnelle et son action qui ont toujours été imprégnées de dialogue, de paix et de tolérance, ainsi que de son désir constant de rapprocher les Arabes et les Juifs. ".
A 56 ans, ce prêtre grec-catholique de Nazareth, arabe israélien, est depuis 1976, directeur d'un collège qui accueille de jeunes musulmans et de jeunes chrétiens où il a lancé un ambitieux programme d'éducation à la paix. Chaque année, ses élèves arabes israéliens rencontrent ceux d'un collège juif à Jérusalem … "Toute ma vie, tous mes combats ont été inspirés par le mot paix ", reconnaît celui que sa grand-mère, qui avait vu son mari et un de ses fils tomber sous les balles israéliennes, a toujours encouragé à la réconciliation.
" Vous avez su montrer que la religion peut être une chance pour la paix et non un obstacle ", a lancé au prêtre le directeur général de l'UNESCO.

PALLIUM
Le 29 juin 2003, jour de la Saints Pierre-et-Paul, Jean-Paul II a remis le pallium aux cinq archevêques français nommés à l'occasion du redécoupage des neuf régions apostoliques en 15 provinces ecclésiastiques : Mgr Michel Coloni (Dijon), Mgr Bernard Panafieu (Marseille), Mgr Albert Rouet (Poitiers), Mgr Hyppolite Simon (Clermont-Ferrand), Mgr Guy Thomazeau (Montpellier).
Le pallium est une sorte de large collier de laine avec deux bandes pendantes marquées de six croix noires. Ces insignes sont confectionnés avec de la laine de brebis bénite en janvier par le Pape (le jour de la Sainte-Agnès), avant d'être conservés dans la " niche des palliums " petit logement dans le mur, au plus près de la tombe de Pierre.
Il s'agit de la marque d'une responsabilité confiée aux archevêques qui ont, dit Mgr Simon, une " fonction de médiateur " : " Chaque diocèse, explique-t-il, est une Eglise et possède la plénitude des moyens du salut, la Parole, les sacrements et tous les ministères. Mais elle doit être en communion avec les autres églises particulières, communion dont la garde est justement le ministère de Pierre. L'archevêque est la première instance de la communion à l'intérieur de la communion universelle. "
" Vous vous sentez honorés, disait ce même évêque aux journalistes clermontois qui l'interrogeaient, mais pour moi ce sera du travail supplémentaire. "

PÂQUES
Triomphe éclatant
" Si obscur que puisse apparaître l'avenir de l'humanité, nous célébrons aujourd'hui le triomphe éclatant de la joie pascale. Si un vent contraire fait obstacle à la marche des peuples, si la mer de l'histoire devient houleuse, que personne ne cède à la frayeur ou au découragement ! Le Christ est ressuscité ! Le Christ est vivant au milieu de nous ! Réellement présent dans le sacrement de l'Eucharistie, il s'offre dans le Pain du salut, le Pain des pauvres, la nourriture des pèlerins. "

Jean-Paul II Message de Pâques 2003

Date de Pâques
Au début du IVè siècle, toutes les Eglises ne célébraient pas Pâques le même jour. En 325, le Concile œcuménique de Nicée leur demanda de célébrer Pâques à la même date, en observant l'usage en cours dans les Eglises d'Alexandrie et de Rome qui, s'inspirant de la coutume juive (Livre de l'Exode), célébraient Pâques le dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
Mais alors pourquoi aujourd'hui les chrétiens d'Orient et d'Occident ne célèbrent-ils pas Pâques le même jour tous les ans ? Et pourquoi, une année sur quatre en moyenne, célèbrent-ils Pâques à la même date ?
Les raisons en sont assez complexes :
Les tables (très anciennes) indiquant le jour de la pleine lune utilisées par les orthodoxes ne sont pas exactes du point de vue astronomique : aujourd'hui, elles indiquent la date de la pleine lune avec un retard de quatre ou cinq jours (selon les années) sur la date indiquée par les tables lunaires, réajustées par Grégoire XIII au XVIè siècle, et utilisées par les catholiques. La date de Pâques n'est donc la même pour tous les chrétiens que quand la date de la pleine lune des tables catholiques et la date de la pleine lune des tables orthodoxes tombent au cours de la même lunaison.
Une autre raison , plus compliquée, entre en ligne de compte : la durée moyenne du calendrier établi par Jules César en 45 av. J-C (365, 25 jours) était légèrement plus longue que le cycle solaire annuel. Un décalage s'était donc établi entre ce calendrier et le cycle solaire au rythme d'un jour par période de cent vingt-huit ans. Pour rétablir l'harmonie entre ce calendrier et le cycle solaire, le pape Grégoire XIII fit travailler des astronomes et décida de supprimer dix dates du calendrier. Et c'est ainsi que le lendemain du jeudi 4 octobre fut le vendredi 15 octobre 1582. Il décida également que, désormais, dans toute période de quatre cents ans, on supprimerait trois jours bissextiles, ce qui a déjà eu lieu en 1700, 1800 et 1900. Le décalage entre les deux calendriers est donc passé à onze, puis à douze puis treize jours depuis 1900
Pour le calcul de la date de Pâques, les catholiques utilisent le calendrier grégorien, c'est-à-dire le calendrier de Jules César réformé par Grégoire XIII, alors que les orthodoxes continuent d'utiliser le calendrier julien. En 2003, les orthodoxes ont célèbré Pâques le 27 avril du calendrier grégorien, mais ce jour est pour eux le 14 avril du calendrier julien.
Tous les chrétiens pourront-ils un jour, dans la fidélité au Concile de Nicée, célébrer de nouveau la fête de Pâques tous les ans à la même date ? … Beaucoup en seraient très heureux.


PAROISSES
C.E.P. Colloque Européen des Paroisses
Le Colloque Européen des Paroisses est un lieu de formation permanente qui se situe au niveau européen. Il s'y engage également un dialogue interculturel, qui permet à chacun d'intégrer une dimension européenne dans sa vie de chrétien. Enfin, depuis 1978, le C.E.P. fait partie des organismes non gouvernementaux au sein du Conseil de l'Europe, où il joue un rôle de conseil.
Le Colloque, qui se tient du 6 au 10 juillet à Fribourg (Suisse), a choisi cette année 2003 le thème : " Paroisses : expérience d'aujourd'hui et visions d'avenir ". Thème plus que jamais d'actualité, souligne le P. Marc Feix qui mène les débats et poursuit : " Et le plus intéressant, c'est que cette demande est tout autant formulée par l'Occident que par les pays de l'Est … Il y a une homogénéisation des paroisses, due d'abord à ce que les personnes voyagent davantage et échangent beaucoup, mais plus encore à ce que les paroisses de l'Europe de l'Est, et même du Sud, connaissent les mêmes évolutions que nous. Toutes découvrent la nécessité de l'évangélisation.

Paroisse universitaire
:
Depuis 92 ans, elle rassemble des professeurs de l'Enseignement public pour les accompagner dans leur vie de chrétiens et leurs responsabilités professionnelles.
L'initiative en revient à un laïc,
Joseph Lotte, professeur au lycée de Coutances, soucieux de voir s'instaurer un dialogue entre les maîtres chrétiens de l'Enseignement public, à une époque où la double fidélité à l'école laïque républicaine et à l'Eglise catholique n'allait pas de soi.
La P. U. vise aujourd'hui à développer conjointement l'intelligence et la foi, dans un esprit de convivialité attentive et d'interrogation toujours en éveil : " Qu'est-ce et comment être chrétien aujourd'hui dans l'Enseignement public ? Comment contribuer à faire de l'école un lieu de formation, de tolérance et d'espérance ? "
A Coutances, 1 rue Daniel, une plaque commémore ainsi la naissance de la Paroisse Universitaire : De cette maison, le 7 décembre 1910, Joseph Lotte lança son appel aux Professeurs Catholiques de l'Université.


PARTAGE :
" Une simple carte reçue du Cameroun"
Elle me dit : "Le partage de la vie des gens, en particulier les enfants et les personnes lépreuses, permet de relativiser beaucoup de nos problèmes et de se poser des questions sur les valeurs matérielles que nous impose "parfois" la société de consommation. Evidemment le fait de n'avoir dans sa case que deux pagnes, une natte et une marmite traduit une pauvreté extrême, mais la joie et l'esprit d'émerveillement des gens qui vivent dans ces conditions dévoilent une richesse humaine exemplaire".
Tout est dit. Il ne s'agit pas de vanter la pauvreté : elle n'est pas bonne en soi. Je conçois fort bien qu'il m'est plus facile de dire cela, à moi qui ne manque de rien, qu'à ceux qui vivent dans la pauvreté.
Il s'agit de se demander si, à force de courir après les biens matériels, nous n'oublions pas les biens spirituels, ceux qui font la vraie joie de vivre. Cela rejoint ce que le Pape Jean Paul II nous dit sans cesse : nous bâtissons une civilisation de la consommation, bâtissons plutôt une civilisation de l'amour.
Une simple carte postale qui m'a apporté un message à méditer et une prière à formuler : "Seigneur donne-moi d'être plus attentif à l'amour que je peux donner et recevoir qu'aux biens matériels que je désire".

 + Jacques FIHEY évêque de Coutances Février 2003

PELERINAGE
Aperçu historique
Les mots " pèlerin " (français) et " pellegrino " (italien) viennent du latin " peregrinus " qui signifie " voyageur ".
Dès la naissance de l'Eglise, des fidèles souhaitèrent visiter les lieux où Jésus Christ avait vécu et accompli sa mission, mais c'est surtout au IVème siècle, quand cessèrent les persécutions, que naquit la tradition des pèlerinages.
Au Moyen Age, les lieux les plus convoités étaient les tombeaux des martyrs, particulièrement ceux des Apôtres Pierre et Paul à Rome, ainsi que les catacombes.
Les pèlerins étaient considérés comme des personnes sacrées, ce qui n'était pas sans avantage à une époque où les communications entre les peuples étaient fort périlleuses.
Ils étaient reconnaissables à leur accoutrement : froc de laine à collet (pèlerine) souvent orné de coquillages, chapeau à larges bords, escarcelle au côté, besace au dos, gourde à l'épaule, bourdon (long bâton bénit) à la main.

PHILATELIE
Geneviève de Gaulle-Anthonioz
Un an après sa mort, un timbre vient honorer la mémoire de Geneviève de Gaulle-Anthonioz qui, de la Résistance à ATD-Quart monde, aura, selon son propre mot, toujours " refusé l'inacceptable ". C'est ainsi qu'elle est arrêtée en 1943 puis déportée à Ravensbrück. En 1958, elle fait la rencontre du P. Joseph Wresinski qui va orienter le reste de sa vie. A la mort du fondateur, elle prend la présidence d'ATD-Quart monde qu'elle assumera durant plus de 40 ans.
La rapidité assez rare d'un tel hommage postal - le timbre est sorti le 14 février 2003 - traduit parfaitement la place que Geneviève de Gaulle-Anthonioz avait prise dans la société française où elle bénéficiait d'un respect consensuel et, à travers elle, celle de ATD au service des exclus.

Mère Teresa
La poste vaticane n'a pas attendu la béatification de Mère Teresa de Calcutta, le 19 octobre 2003, pour émettre dès le 23 septembre un timbre en son honneur. Celui-ci, très dépouillé, nous propose la célèbre religieuse de profil, dans une attitude de recueillement et de prière. Ce timbre de 0,41 euros est présenté dans une mini-feuille de cinq timbres accompagnées d'autant de vignettes que la poste vaticane appelle " ferme-lettres " car elles sont destinées à être collées au dos du courrier. Sur chacune, on peut lire une pensée différente de Mère Teresa comme celle-ci : "Dieu est joie, la joie est prière. La joie est un signe de générosité et un signe d'union avec Dieu".

Mgr François Maurer
Les clercs sont quasi-absents dans la philatélie nationale. Pour ces vingt dernières années, on ne relève que le bicentenaire du curé d'Ars et deux Allemands, figures remarquables des années de guerre, Franz Stock et Alfred Stanke, le franciscain de Bourges. Inattendue donc est l'irruption d'un évêque, Mgr François MAURER, décédé il n'y a pas encore trois ans. L'explication est qu'il s'agit d'un timbre de Saint-Pierre-et-Miquelon, petit archipel de 7000 âmes quasi collé aux provinces maritimes canadiennes et qui, sauf pendant sa brève expérience de DOM, émet depuis 1885 ses propres timbres. Prêtre spiritain, il fut, dès 1948, envoyé à Saint-Pierre où il sera ordonné évêque en 1971. Il ne quittera les îles que six mois avant sa mort en avril 2000.
Il devient ainsi le seul évêque du XXè siècle à faire l'objet d'un timbre français, en janvier 2003.

Vitrail Chagall
La cathédrale de Metz, qui possède la plus grande superficie de vitraux de France, vient d'être distinguée pour … un timbre-poste. C'est la revue allemande de philatélie qui a élu ce timbre - dont l'auteur n'est autre que Chagall - comme le plus beau timbre européen à sujet religieux pour 2002. Déjà, du XIVè au XVIè siècle, les évêques de Metz avaient eu recours aux verriers les plus fameux de leur temps pour réaliser ces immenses vitraux. Au sortir de la guerre, pour remplacer des verrières banales du XIXè siècle, l'état fit appel à des artistes renommés comme Chagall qui a réalisé ici plusieurs vitraux aux références bibliques. C'est l'un d'eux, le Péché originel, une œuvre qui date de 1963, qui donna lieu à l'émission du timbre aujourd'hui récompensé

PRIX NOBEL
Le Prix Nobel 2003 attribué à l'Iranienne Shirin Ebadi
Le Prix Nobel de la paix 2003 a été attribué le 10 octobre 2003 à l'Iranienne Shirin Ebadi, avocate et militante des droits de l'homme, une femme défendant un " islam réformé ".
" Le comité Nobel norvégien, a déclaré celui-ci, a décidé d'attribuer le prix Nobel de la Paix 2003 à Shirin Ebadi pour ses efforts en faveur de la démocratie et des droits de l'homme. Elle s'est particulièrement attachée à la lutte en faveur du droit des femmes et des enfants.
En tant qu'avocate, juge, enseignante et activiste, elle s'est exprimée clairement et fortement dans son pays, l'Iran, et loin à l'extérieur de ses frontières. Elle s'est affirmée comme une personne compétente dans son travail, une personne courageuse, et n'a jamais tenu compte des menaces qui pesaient sur sa propre sécurité.
Son principal champ d'action est la lutte pour les droits de l'homme fondamentaux, et aucune société ne peut être appelée civilisée tant que les droits des femmes et des enfants ne seront pas respectés. […]
Ebadi est une musulmane avertie. Elle ne voit pas de conflits entre islam et droits de l'homme fondamentaux. Il est important pour elle que le dialogue entre les différentes cultures et religions du monde prenne comme point de départ les valeurs qu'elles ont en partage ".
" En récompensant une personnalité iranienne, souligne Joseph Maila, le comité Nobel accrédite l'idée que la progression et la promotion des droits est, en tout premier lieu, l'affaire de celles et de ceux qui, dans leur propre pays, à partir des réalités qui sont les leurs, font avancer la cause de l'homme. De la même manière que les militants de la place Rouge étaient russes et que ceux, quand ils peuvent manifester, de la place Tien An Men restent chinois. C'est-à-dire des êtres de liberté luttant dans leur pays pour la défense des droits de l'homme et non les suppôts des puissances étrangères ou leurs agents stipendiés.
Car telle est la signification profonde des droits de l'homme : elle fait de la personne humaine non pas l'objet d'un statut mais le sujet de droits et de libertés
".


PROVINCES ECCLESIASTIQUES :
            Quinze provinces ecclésiastiques remplacent les neuf régions apostoliques
                            Coutances rattaché désormais à Rouen
Le nouveau découpage a été défini pour mieux prendre en compte les réalités administratives, économiques et culturelles de notre pays et pour adapter les fonctionnements aux besoins de la mission de l'Eglise. Avec ce nouveau découpage, les évêques ont souhaité :
- être plus proches de la vie des hommes et des femmes d'aujourd'hui,
- favoriser le travail en commun et l'entraide entre les diocèses,
- permettre un exercice plus effectif de la collégialité entre les évêques, c'est-à-dire de leur responsabilité commune au service de la mission de l'Eglise.
" C'était devenu vraiment nécessaire, explique Mgr Fihey. Il y avait un certain nombre d'aberrations. Ainsi, certaines provinces ne correspondaient absolument plus à la réalité du terrain et des relations entre les diocèses ".
Cinq archevêchés métropolitains ont été créés : Dijon, Montpellier, Poitiers, Marseille et Clermont (Mgr Hippolyte Simon est devenu archevêque). Le diocèse de Coutances, quant à lui, est maintenant rattaché à la province de Rouen.

SAINT AUGUSTIN :
                     LU PAR GÉRARD DEPARDIEU le 9 février 2003, à Notre-Dame de Paris.
Dans le cadre de l'année de l'Algérie en France,
Gérard Depardieu, associé à l'historien André Mandouze, a lu de larges extraits des Confessions de Saint Augustin à Notre-Dame de Paris.
Cette oeuvre la plus célèbre de saint Augustin évoque l'itinéraire intérieur qui le conduisit d'une vie mouvementée, mais toujours assoiffée de vérité, à la rencontre bouleversante de Dieu. Après son baptême, il ne tarda pas à être nommé évêque d'Hippone, aujourd'hui Annaba en Algérie, où il demeura jusqu'à sa mort en 430.
C'est la rencontre de l'artiste avec Jean-Paul II à Rome en l'an 2000 qui le mit pour la première fois sur la route de l'auteur des Confessions, puis sur celle d'André Mandouze, spécialiste de saint Augustin, avec lequel s'élabora le projet.
Gérard Depardieu avoue être fasciné par cette oeuvre et y trouver "une force qui l'aide à tenir debout, une joie, un espoir, quelque chose plus fort que le savoir . La voix de saint Augustin me touche parce qu'elle me renvoie à ma propre fragilité et à ce que je vis dans les moments cruciaux de mon existence. "
Pour André Mandouze, " Augustin peut parler à nos contemporains parce qu'il a touché à tous les problèmes de la vie et qu'il a été proche de son peuple. C'est un homme énorme, un touche-à-tout. C'est quelqu'un, par exemple, qui sait de quoi il parle quand il évoque l'amour "
Cet intérêt pour le célèbre docteur de l'Eglise n'est-il pas le signe que la religion de manière générale - et le christianisme en particulier - intéresse de plus en plus nos contemporains ? Il y a quelque temps déjà, le rapport ministériel de Régis Debray soulignait l'importance de l'enseignement du " fait religieux à l'Ecole ", et rappelait la richesse de l'héritage judéo-chrétien, quelles que soient les convictions personnelles de ceux qui étaient appelés à le recevoir.
Les oeuvres complètes de saint Augustin viennent d'être publiées dans la prestigieuse édition de La Pléiade.

SAINT PAUL :
Une vie de saint Paul écrite par Alain DECAUX
Historien, académicien et croyant, Alain Decaux a mis quarante ans avant d'écrire cet ouvrage : " un des livres les plus difficiles à écrire de toute ma vie d'auteur. "
" Je suis croyant. Je m'intéresse donc, depuis toujours, à la religion qui est la mienne. Dans ce sens, saint Paul est incontournable. L'homme est immense. Déconcertant aussi par ses contradictions .
C'est un camarade de la JEC qui m'avait fait remarquer que saint Paul n'avait pas connu Jésus. Cette remarque suscita d'emblée l'intérêt de l'historien que j'étais déjà .
J'aurais été insouciant si j'avais cru que ce ne serait pas un des livres les plus difficiles à écrire de toute ma vie d'auteur. Il me fallait plonger dans un contexte que je connaissais peu . Ma préférence est toujours allée au Jésus des Evangiles . J'ai toujours préféré un christianisme sensible. Avec Paul, j'abordais un christianisme théologique et digne des grands philosophes de l'Antiquité. Je me suis donc mis au travail, avec l'objectif de faire comprendre saint Paul à tout le monde. Comme toujours dans mes livres.
J'ai redécouvert une chose très simple : les premiers chrétiens étaient juifs. Le judaïsme a escorté les premiers chrétiens jusqu'à la rupture . Nous avons finalement plus de chance que saint Paul. Il n'avait pas lu les Evangiles. Il a forgé la théologie chrétienne et, quelques années plus tard, les Evangiles ont repris le style narratif .
Paul est en quelque sorte l'inventeur de l'histoire non événementielle. En commençant ce travail, je l'imaginais conjuguant l'éloquence de Démosthène et le souffle de Moïse . Peu à peu, une autre approche s'est imposée à moi. Les Actes des Apôtres nous parlent d'un homme plutôt petit, à la tête dégarnie, les jambes arquées, vigoureux .
Il me touche particulièrement lorsqu'il échoue face aux Corinthiens. Imaginez cet homme qui a fait ce travail extraordinaire à Corinthe et se retrouve en larmes quand il apprend que rien ne va plus . ses larmes apportent les nuances à l'image de l'apôtre inflexible et intolérant qui s'est imposée jusque dans l'iconographie. "

L'Avorton de Dieu. Une vie de saint Paul, d'Alain Decaux Perrin/DDB Février 2003
Un épistolier hors pair
Deux soirées n'ont pas été de trop pour approfondir la lettre pastorale de Mgr Lalanne. Répartis par groupes, nous avons pu constater que les difficultés rencontrées par Paul en son temps et par nous aujourd'hui avaient plus d'un point commun.

Indifférence
Comme lui, nous nous heurtons souvent à l'indifférence, voire à l'hostilité de la société. L'Église parle d'amour, de justice, de dignité humaine, mais elle n'est guère ou mal entendue ! Est-ce seulement une question de langage ? Un tel contexte rend-il possible une annonce de la foi ?

Importance de l'accueil
L'accueil de l'autre est primordial, avons-nous souligné. Prendre le temps de l'écouter, sans a priori, sans le juger à partir de nos schémas habituels, suppose une dépossession de soi. Pas toujours évident même à l'intérieur d'une paroisse où les sensibilités sont parfois assez différentes ! Des moyens très simples sont à notre disposition comme l'accueil au presbytère, la visite aux malades, la distribution des feuilles dominicales etc., ou plus élaborés comme la catéchèse, les rencontres à l'occasion d'un baptême, d'un mariage, d'un décès…

Le secret de Paul
L'Apôtre ne cessait d'aller de l'avant sans se laisser arrêter par les épreuves, alors que nous, nous sommes parfois craintifs et découragés ! Quel était donc son secret ? Il "vivait du Christ" et "priait sans cesse", affirme-t-il. Est-ce facile de prier ? Non, mais sans une prière habituelle, avons-nous reconnu, il est impossible de laisser se créer une relation personnelle avec le Christ, impossible de devenir son témoin vivant dans la vie de tous les jours. Quelqu'un a ajouté : "Et comment connaître le Christ sans la fréquentation habituelle de sa Parole ?" Nous nous sommes aussi posé la question : considérons-nous chaque personne rencontrée comme une lettre du Christ qui nous est adressée ? Et nous considérons-nous comme une lettre du Christ qui lui est adressée ? Alors, s'il en est ainsi, quel épistolier hors pair se révèle être le Christ !

                           G. Delaby, Journal Paroissial de Mars 2009

 

(SOCIETE) SAINT VINCENT DE PAUL

En 2012, la conférence SSVP sous le nom de "Notre Dame de Coutances" dispose de sept bénévoles dont deux encore en activité professionnelle.
Son activité 2011 à été :
- La visite à domicile et en maison de retraite pour les personnes âgées dans le cadre de la campagne contre la solitude.
- des cours d'alphabétisation pour une meilleure intégration des étrangers.
- Pour les plus jeunes entre 25 et 60 ans, nous intervenons pour des aides financières d'urgence, paiement d' EDF, paiement de l’assurance scolaire pour des familles en grande difficulté, aide pour le loyer, aide pour payer des demandes de cartes de séjour.
- conseil pour gérer des petits budgets, intervention auprès de la banque pour faire rembourser des frais, aides pour faire les bonnes démarches administratives.
Nos aides sont principalement par chèques à l’ordre d'un organisme et plus rarement avec des espèces."

Thierry Painvin 50200 Monthuchon

 

SEL
Système d'Echange Local
Le SEL est une association loi 1901. Les adhérents échangent des biens ou des services dont le " prix " est évalué dans une monnaie fictive. " A l'origine, raconte un ancien agriculteur présent dès les premières heures (1994), chacun écrivait sur un bout de papier ce dont il avait besoin. A partir de là, on éditait un bulletin tous les deux mois avec les offres et les demandes, et chacun choisissait : travaux de jardinage, garde d'enfant, livres, etc. "
C'est différent du troc. Dans un SEL, le service ou le bien, estimé par les deux partis, vaut tant de " grains de sel ". Un " chèque " est alors envoyé au SEL, dont le comptable " crédite " le compte de l'offreur et " débite " celui du bénéficiaire. Un bilan mensuel est envoyé aux adhérents. A chacun ensuite d'équilibrer ses interventions, pour recevoir sans oublier de donner.
" Les SEL ont provoqué de nombreux débats sur l'argent, mais on ne peut les assimiler à une monnaie ou à une économie parallèle, commente un de ses membres. Il permet de casser le miroir de l'argent mais il ne faut pas le généraliser au-delà d'une formule d'entraide locale. "
" Le principal acquis du SEL, résume un autre, c'est peut-être de montrer que ce qui compte dans la vie, c'est ce que l'on donne à l'autre. "
Aujourd'hui, on dénombre 340 associations qui pratiquent le SEL, si bien que s'est constituée " la route du SEL ", à travers laquelle, pa
r exemple, les adhérents peuvent échanger leurs appartements. Adresse internet : www.solidaire.org

         


SEMAINE  SAINTE

Qu’est-ce que la semaine sainte ?

Les chrétiens donnent ce nom de semaine « sainte » à la dernière semaine de carême,  pour « revivre » et commémorer les derniers jours du Christ avant de célébrer  sa  résurrection. Cette semaine sainte commence le dimanche des Rameaux  et se termine  par les célébrations du samedi saint ; elle n’a lieu qu’une fois par an.

 Dimanche des Rameaux 
Ce premier jour de la semaine sainte est  un dimanche  placé sous   un double signe : il est festif   car il célèbre l’entrée de Jésus à Jérusalem où il est accueilli  triomphalement par le peuple  agitant  des rameaux, des feuillages et il est rempli de gravité  puisque les lectures  retracent  la marche volontaire de Jésus vers sa mort.

Lundi, mardi, mercredi
Dans l’église catholique, ces trois jours n'ont pas de célébrations particulières, mais  préparent au mystère de Dieu fait homme. 

 La messe chrismale (du latin  chrisma, application d’huile, onction)
Cette messe chrismale, une  dans chaque diocèse, est une messe présidée par l'évêque qui consacre les  saintes huiles : l'huile pour les malades et le saint Chrême  qui servira  pour  les onctions   des sacrements  de baptême, de confirmation  et de l’ordre (prêtre et évêque).L'évêque est entouré des  prêtres du diocèse qui, à cette occasion, renouvellent leurs engagements évangéliques et ecclésiaux.

 Le jeudi saint  (célébration  rétablie en  1955)
Le jeudi saint   « fait mémoire » de la Cène, notamment par la lecture  du plus  ancien récit de l’institution eucharistique (1 CO 11,23). Le ministre célébrant répète  le geste de Jésus envers ses apôtres, le lavement des pieds, signifiant  ainsi qu’il est au service d’une communauté.

 Le vendredi saint
Jour de deuil pour l’Eglise : jour anniversaire  de la Passion et de la mort du Christ. Il n’y a pas de messe ce jour là. Les chrétiens sont invités au jeûne et à l’abstinence.

Traditionnellement se déroule  l'après-midi un chemin de croix, dévotion créée par les Franciscains, comportant un parcours en 14 étapes pour méditer sur la Passion du Christ, c’est-à-dire ses souffrances jusqu’au supplice de la croix.

L'office liturgique du soir comporte   quatre temps : la lecture de la Passion, puis des prières solennelles pour le monde, l’adoration de la Croix  et enfin la communion avec les hosties consacrées la veille. Cette communion au corps  du Christ  souligne l'unité entre l’offrande du corps mort du Christ  (le vendredi saint) et le corps vivant du Christ  ressuscité (aujourd’hui).

 Le samedi saint (au soir)
Il n’y a pas de messe le samedi, mais une  célébration  nommée la Vigile pascale, qui est l’entrée dans la joie de la Résurrection  de Pâques.
La célébration  en début de nuit montre le passage des ténèbres à la lumière, la victoire du Christ sur la mort ténébreuse. C’est pourquoi le feu et le Cierge Pascal, symbolisant le Christ lumière, sont allumés, puis la flamme transmise aux fidèles, qui ont à rayonner de cette Lumière. Cette veillée comporte aussi la bénédiction de l’eau  pour rappeler  aux baptisés qu’ils sont devenus enfants de Dieu  par l’eau du baptême et que leurs engagements sont à renouveler sans cesse. Sont célébrés à cette occasion les baptêmes de catéchumènes (environ  3000 en France).

                 Alleluia ! Alleluia ! Alleluia ! Le Christ est Vivant.                                          Etienne Vallée

                                                            

SEXUALITE
Dans "La Croix" du dimanche 2 mai 2010 :
L’Eglise investit le terrain de la sexualité

Timothy Radcliffe : « Étouffer les passions ne ferait que nous tuer spirituellement ».
« La chasteté ne consiste pas d'abord dans la suppression du désir, au moins selon la tradition de saint Thomas d'Aquin. Le désir et les passions contiennent des vérités profondes sur ce que nous sommes et ce qui nous est nécessaire. Les étouffer ne ferait que nous tuer spirituellement, ou (...)


Si elle se doit d’apporter des mesures concrètes pour que les cas de pédophilie ne se reproduisent plus au sein de son clergé, l’Église est loin d’être sourde aux préoccupations et aux attentes en matière de sexualité.
Un mari devenu coutumier des sites pornographiques, une femme agitée par des sentiments de frustration, un jeune homme angoissé par ses désirs homosexuels… Comme bien d’autres sexologues, Olivier Florant voit défiler dans son cabinet parisien du Marais tous types de personnes éprouvées dans leur sexualité. Mais lui n’est pas un thérapeute tout à fait comme les autres : conseiller conjugal depuis plus de trente ans avec sa femme, cet ancien d’HEC est également théologien. S’appuyant sur l’enseignement de l’Église, il juge ce travail « absolument compatible avec le plein épanouissement du couple ». Bien souvent, il s’agit pour ses patients de « réapprendre à goûter le plaisir de l’autre », observe-t-il, et, en ce sens, « ce n’est pas dire des “Je vous salue Marie” qui réglera le problème ».

Dans l’Église, de nombreux chrétiens se montrent ainsi soucieux de se former à l’accueil des situations singulières. « Dans sa parole sur la sexualité, l’Église apparaît peu audible, car elle s’inscrit “hors du temps”, mais cette même Église génère des chrétiens qui prennent vraiment leur place de baptisés en s’engageant dans ce domaine », note Martine Bracq, conseillère conjugale au Cler amour et famille, fondé en 1962. Dans l’accompagnement des couples, l’association cherche ainsi à déployer «un travail d’écoute sans limites, dans la mesure où l’on doit être capable d’entendre ce qui pourrait être en dehors de notre morale ».

Sur ce terrain où les besoins sont immenses, le Cler ne fait heureusement pas cavalier seul. Cana, Amour et Vérité, Elle et Lui, et d’autres encore (voir Repères), tout un réseau de mouvements et d’associations a développé depuis plusieurs décennies une expertise au-delà des seuls publics chrétiens. Parmi eux, l’Association pour la formation chrétienne de la personne (AFCP) aborde la sexualité dans ses sessions sur un plan à la fois psychologique, physiologique et théologique. Sous la houlette d’Aline Lizotte, philosophe et théologienne qui a longuement mûri les catéchèses de Jean-Paul II sur le sujet, de nombreux couples sortent retournés par une perspective chrétienne de la sexualité, souvent neuve à leurs yeux. « L’une des premières choses qu’ils nous disent en fin de session, c’est leur regret de ne pas l’avoir su avant ! rapportet-elle. Beaucoup ont été figés dans un moralisme d’obligation ; et face à tout ce qu’ils peuvent apprendre sur la sexualité vécue dans la totalité du plan de Dieu, ils recommencent à respirer ! » Tous ne vivent pas forcément une crise aiguë, mais la plupart sont soulagés de trouver des réponses aux difficultés ou hésitations vécues dans l’intimité de leur vie sexuelle.

Si la palette des sessions et des lieux de formation pour les couples est large, les célibataires, eux, aimeraient davantage en bénéficier (lire ci-contre). Quant aux prêtres ou religieux, seraient-ils laissés sur le carreau, au motif qu’ils ont fait le choix de renoncer à l’exercice plein de leur sexualité ? « C’était vrai il y a cinquante ans, ça ne l’est plus aujourd’hui, affirme Aline Lizotte, qui propose des sessions spécifiques pour les formateurs à la vie consacrée. On ne peut former une personne équilibrée si elle n’a pas une vision claire et positive de la sexualité. » Rares sont désormais les séminaires et noviciats à ne pas intégrer des séances sur la vie affective et sexuelle, menées par des médecins, psychologues et théologiens. Des questions que séminaristes et novices sont amenés à revisiter personnellement avec leur accompagnateur spirituel. Le mot-clé de ce parcours : maturité.

« Choisir le célibat en vue d’être prêtre demande de faire un travail sur soi pour se connaître avec ses fragilités, et pour être lucide, savoir quel est le sens que je vais donner personnellement à mes désirs affectifs et sexuels», explique le P. Luc Crépy, directeur du séminaire d’Orléans. Depuis deux ans, ce dernier anime aussi des sessions sur la chasteté pour des novices venus de toute la France. Au programme, les enjeux de la sexualité – dimension relationnelle, plaisir, don de soi, maturité, chasteté –, mais aussi ses zones d’ombre – masturbation, homosexualité, pédophilie.

Un travail qui ne doit pas, du reste, s’arrêter avec l’ordination sacerdotale. Beaucoup de prêtres se retrouvent sans soutien suffisant quand surgissent les difficultés. En cause, le manque d’accompagnement dans la durée. Quelques initiatives apparaissent timidement. Formule inédite, le Cler vient de lancer une journée sur les interactions entre vie personnelle et ministère, abordant de front la sexualité, mais aussi la gestion du stress, des conflits et la communication.

« Le prêtre, comme n’importe quel homme, reçoit des messages de l’extérieur qui le renvoient à ses blessures, à des désirs qu’il lui faut refréner et accueillir ; tout cela se mêle et il doit l’adapter à sa façon à son ministère, souligne Jean-Eudes Tesson, président du Cler. Il n’est pas plus protégé que les autres, et c’est la moindre des choses qu’il puisse bénéficier des mêmes services qu’un laïc ! » Le mouvement projette même d’ouvrir sous peu un service d’écoute destiné aux prêtres en difficulté.

ARMAND, 80 ANS, PRÊTRE DIOCÉSAIN
« La peur de la femme existait chez moi »

RECUEILLI PAR C. H.

« Ce n’est qu’au lycée que j’ai su ce qu’était une relation sexuelle et encore, avec ce qu’on trouvait dans les livres de l’époque. Entré au séminaire, on nous a demandé d’arracher les pages du livre de Tanquerey (NDLR : ouvrage de morale en usage dans les séminaires du P. Adolphe Tanquerey, sulpicien) sur la morale sexuelle et de les remettre à notre directeur. On n’a eu un cours sur ces questions qu’en cinquième année, à la veille du sacerdoce. Cela faisait l’objet de rigolades. Au séminaire, la femme, c’était la présence permanente du péché : elle était donc interdite de présence, sauf pour les religieuses à la cuisine… Une fois prêtre, le regard changeait. Le sacerdoce, et peut-être la soutane, protégeait sans doute de tout ! Dès les premières années, j’ai pris conscience de la nécessité d’une mise au clair de mon regard sur la femme. À ce moment, je commençais des études universitaires. J’ai donc suivi des sessions sur la psychologie et la sexualité. Des travaux avec des psychanalystes, en particulier, m’ont fait découvrir l’ambiguïté de ma situation d’enfant vis-à-vis de ma mère et permis d’y voir clair. La peur de la femme existait chez moi et était liée à sa présence psychologique très forte en moi. Actuellement je me sens libre. Finalement toutes ces étapes m’ont fait devenir adulte. Le sexe m’a-t-il quelquefois attiré ? Oui, le désir existe, j’en suis conscient, mais cela passe comme le reste, peut-être en raison d’un âge certain, où il n’est plus ce qu’il pouvait être. Depuis de nombreuses années, j’ai des amitiés masculines et féminines, mais sans exclusivité. J’éprouve très vite le besoin de me retrouver seul avec Celui qui est le compagnon de ma vie. Je suis aussi heureux avec la nature, mon travail, mes lectures, la musique. Par ailleurs, j’ai un réseau de personnes qui ne cessent de prier pour moi et pour mon ministère sacerdotal. Je crois à l’efficacité de la prière. »

TÉMOIGNAGES SŒUR CÉCILE, 65 ANS, CARMÉLITE
« Mon choix n’a pas été un sacrifice »

RECUEILLI PAR M. CH.

« En entrant au Carmel, je me souviens très bien que le premier ou le deuxième soir, j’ai eu un cafard terrible. Sur le coup, j’ai eu cette crainte d’une vie coupée de la dimension affective. Puis, au cours de mon noviciat, j’ai vécu une véritable crise. Je me disais que je renonçais à une autre façon de vivre, et j’ai senti à ce moment-là très fortement la frustration. J’étais déboussolée dans tout mon être, comme lorsque vous touchez à une toupie. Mais après cette période, j’ai vraiment choisi où était ma préférence. Et mon choix n’a pas été un sacrifice. On n’est pas amputé de sa sexualité. Cela peut même surgir parfois, comme ce jour où lorsqu’un ouvrier est passé devant moi, j’ai senti physiquement du désir ; ou encore face à un prêtre lors d’une conversation au parloir. Mais c’était assez clair dans ma tête, je n’avais pas à m’affoler : c’est quelque chose de naturel, tout dépend de ce qu’on en fait. J’ai aussi appris à installer une juste distance quand il le fallait, notamment parce qu’un prêtre que je connaissais n’était – de son côté – pas très “net” au plan affectif. L’épisode difficile du noviciat m’a aidée toute ma vie à tenir mon choix. Au fil des années, j’ai d’ailleurs découvert une grande liberté à donner de l’amour, en dehors d’une relation exclusive à un homme et sur un mode sexuel. Déjà, dans la vie communautaire, en s’éveillant aux besoins des personnes, mais s’il n’y avait que la vie fraternelle, on partirait toutes ! Car c’est ma relation au Christ, que j’aime avec mon cœur de femme, qui rend le don possible. Dans la prière et l’oraison, je suis “moi”, simplement, dans toutes les dimensions de mon affectivité. Et cette relation, loin d’être théorique, me fait dire qu’il est vraiment comblant d’être moniale. »


ANTOINE ET EMMANUELLE, 50 ANS, 4 ENFANTS
« La sexualité demeure un apprentissage »

RECUEILLI PAR C. H.

« Au début de notre vie commune, nous abordions la sexualité comme une promesse, un cadeau, non sans une certaine appréhension. La relation sexuelle elle-même devait être idéale, selon le modèle porté par les médias. Avant notre mariage, nous avions décidé de ne pas en avoir : par foi, par conviction ou par tradition ? Qu’importe, si c’était à refaire, nous le referions ! Les caresses, les baisers, la découverte du corps de l’autre ont pris du sens et c’était un bon temps. Après le mariage, nous nous sommes aperçus peu à peu que nous étions en décalage affectif. C’est une expérience récurrente dans notre couple : ce que l’on donne à l’autre ne correspond pas forcément à ce qu’il attend, et inversement. Cela passe par des crises, mais ce qui nous sauve, c’est d’en parler. De même, dans notre vie sexuelle, nos approches sont radicalement différentes. Il y a donc des rendez-vous à ne pas manquer, sinon le décalage peut devenir abyssal. Nous vivons des moments de grandes attirances réciproques, d’autres de désert. Les grossesses difficiles d’Emmanuelle, par exemple, ont engendré de longues périodes d’abstinence, non sans frustration. Après, nous avons aussi la chance de bénéficier de soutiens fraternels ou spirituels – en particulier d’un ami prêtre – qui nous permettent d’échanger sur nos joies et difficultés. Notre priorité a toujours été de vivre pleinement notre vie de couple, au niveau affectif, et cela est aussi passé par la volonté d’avoir des enfants. À côté, il y a un désir d’harmonie, de partage de plaisir sexuel entre nous. Nous ne déterminons pas le moment où cela peut se faire et nous ne comprenons pas, en conscience, l’interdit de la contraception. Mais la sexualité et la vie affective demeurent pour nous un véritable apprentissage, encore inachevé. »


L’Eglise a rompu avec la culture du tabou
MARILYNE CHAUMONT et CÉLINE HOYEAU

Dans sa réflexion théologique, l’Église s’est emparée au XXe siècle de la question de la sexualité comme jamais auparavant

L’Église est-elle contre le sexe ? Aujourd’hui encore, le malentendu demeure : même parmi les chrétiens, beaucoup s’imaginent que l’enseignement de l’Église sur la sexualité se situe dans le registre du permis et du défendu. Et pourtant, le XXe siècle a marqué un tournant décisif. « L’Église a dépassé la morale des confesseurs, qui entachait la sexualité de culpabilité », souligne le P. Philippe Bordeyne, doyen du Theologicum de l’Institut catholique de Paris, qui situe le pivot au concile Vatican II.

Non que le christianisme assimile intrinsèquement le sexe au péché – pour preuve le Cantique des Cantiques célébrant l’érotisme ou encore saint Thomas d’Aquin qui, dès le Moyen Âge, pense le plaisir sexuel comme « saint et bon, dans la mesure où il est voulu en même temps que l’acte visé » (c’est-à-dire la communion des époux dans la charité).

Mais l’Église n’échappe pas au rigorisme moral qui culmine au XIXe siècle : subordonné à la procréation, l’acte sexuel est alors tout juste « toléré ». En 1965, Gaudium et spes va marquer une étape. La constitution pastorale réhabilite l’union conjugale, qui signifie et favorise « le don réciproque par lequel les époux s’enrichissent tous les deux dans la joie et la reconnaissance ».

Une révolution en germe dès les années 1930 : les mouvements d’Action catholique contribuent à l’émergence de la spiritualité conjugale et préparent le renouveau conciliaire. « Nous sommes imprégnés de permis et de défendu et nous distillons ce poison en permanence dans les réponses aux questions qui nous sont posées par des gens mariés. Pauvres de nous ! » reconnaît ainsi dès 1967, devant des prêtres, le P. Alphonse d’Heilly, membre fondateur du Cler marqué par ce courant. « C’est beaucoup plus exigeant de faire respecter les conditions de l’épanouissement du couple (1) », ajoute-t-il, n’hésitant pas à aborder les questions d’harmonie sexuelle, de plaisir de la femme, etc.

Il faut toutefois attendre JeanPaul II et sa théologie du corps pour que se déploient pleinement les intuitions du Concile. La sexualité, affirme le pape polonais, n’est pas un accident, mais elle entre à part entière dans le projet de Dieu dès la Création. Plus encore, l’homme et la femme ont été créés sexués à dessein, afin que, jusque dans leur complémentarité sexuelle, ils reflètent l’image de Dieu. Autrement dit, avance le philosophe Yves Semen, « un couple qui fait l’amour dans un don total de soi à l’autre est une icône vivante de la Trinité (2) ».

Une vision idéalisée de la sexualité ? « La théologie du don développée est très belle et on avait besoin d’entendre cette approche plus intimiste du couple, relève Philippe Bordeyne, mais il ne faudrait pas survaloriser ce discours mystique et oublier les vrais problèmes d’aujourd’hui pour gérer la sexualité dans la durée. » La théologie morale a d’ailleurs fait tout un travail d’intégration de l’apport des sciences humaines. Figure phare de ce courant, le P. Xavier Thévenot (1938-2004) confronte les interrogations de l’homme à l’analyse de la psychanalyse et à l’éclairage de la Bible.

Notamment la question délicate de l’homosexualité, à laquelle il consacre sa thèse. Le théologien moraliste refuse de parler de conduites « anormales » mais propose le terme « a-normatives », c’est-à-dire qui ne peuvent tenir lieu de normes, réaffirmant « la différence sexuelle comme une structure essentielle du processus d’humanisation ».

Plus largement, le prêtre salésien a su prendre en compte la notion très existentielle de l’échec dans la vie affective et sexuelle : « Xavier Thévenot, analyse le P. Bordeyne, a rappelé que le plaisir sexuel est une dimension de l’expérience humaine qui permet de résister à la tentation de la toute-puissance. » Il reste une grâce sur laquelle on n’a pas prise, avec des périodes fastes et d’autres beaucoup moins. Le projet de réussir son couple est « marqué au coin de la fragilité », résume-t-il.

Plus encore, dans une société qui tend à cantonner la sexualité et le couple à la sphère privée, il revient aujourd’hui à l’Église et aux théologiens de revisiter la responsabilité sociale du couple, la sexualité étant « à la jonction du plus intime et du plus social », rappelle le P. Bordeyne, auteur d’une Éthique du mariage (3). Si elle s’est emparée de la question comme jamais auparavant, l’Église n’a donc pas pour autant renoncé à une approche exigeante, quitte à paraître toujours en décalage avec le relativisme sexuel ambiant.

"« Un couple qui fait l’amour dans un don total de soi à l’autre est une icône vivante de la Trinité. »"

(1) Aimer en actes et en vérité, Saint-Paul/Cler, 17 €. (2) La Sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 17 €. (3) DDB, 22 €.

SUICIDE
" Ecoute la vie "
Si la France est un des pays développés les plus touchés par le suicide des jeunes, la Basse-Normandie, et la Manche en particulier, se distingue plus tristement encore. Alors que le nombre affichait une baisse constante depuis 1995, l'année 2002 a été marquée par une nouvelle hausse qui pourrait bien se confirmer en 2003. Dans certains cantons du sud-Manche, les taux sont jusqu'à quatre fois supérieurs à la moyenne nationale.
L'association " Ecoute la vie ", créée en 2000 dans la Manche, a décidé de réfléchir au problématique suicide des jeunes, qui représente la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 25 ans.
Refusant ce qui pourrait apparaître comme une fatalité, " Ecoute la vie " a pour ambition de regrouper l'ensemble des acteurs sociaux, professionnels, bénévoles et institutionnels, qui souhaitent intervenir dans la prévention du suicide et le soutien aux familles endeuillées. Et pour cela, tous les moyens sont bons : accompagnement, écoute, sensibilisation et information, groupes de parole. Et depuis l'an dernier, l'association s'est intéressée à une forme originale d'intervention : le théâtre. " Les pièces se déroulent sur un mode interactif ", précise Nicole Bonnet, secrétaire de l'association. " Une réflexion s'engage entre les acteurs et le public sur les causes possibles des conduites suicidaires et la façon de développer la prévention … A partir d'une courte pièce présentant divers aspects, les spectateurs sont invités à investir la scène pour improviser avec les comédiens des comportements différents de la première version jouée, en remplaçant ou en ajoutant des personnages de leur choix. " Le débat permet donc de mettre le doigt sur les difficultés de communication rencontrées, ainsi que d'expérimenter des solutions. Nombre d'entre elles sont basées sur l'écoute. Et c'est pour cela que " Ecoute la vie " souhaite continuer à être cette oreille attentive.

Renseignements auprès de " Ecoute la vie " au 02.33.60.82.81 ou 06.79.23.35.58

" Message pour la vie "
L'Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS) lance, du 5 janvier au 15 mars 2004, l'opération " Message pour la vie ". Chaque Français est invité dès maintenant, avant même la huitième édition des journées nationales pour la prévention du suicide qui auront lieu du 2 au 6 février, à envoyer un message sous la forme qu'il souhaite (1) à une personne en détresse. Autrement dit, à se mobiliser pour lutter contre ce fléau qui, chaque année en France, fait 12.000 morts. Les statistiques restent dramatiquement constantes.
C'est pour cette raison que l'UNPS cherche un " changement de stratégie " dans la lutte contre le suicide. " Longtemps basée sur l'écoute, la prévention du suicide doit entamer une nouvelle étape, celle du dialogue, de l'échange où " écoute " et " message " sont indissociables. Prévenir le suicide, c'est dire à tous que l'on a entendu leur souffrance et les convaincre qu'ils ne sont plus seuls " souligne l'UNPS qui regroupe une vingtaine d'associations.
L'UNPS reconnaît que cette démarche n'est pas facile. Mais elle doit permettre de changer le cours des choses : pour ne plus se dire " je savais, j'avais vu, je n'ai rien fait ", pour se tourner vers l'autre. Un message peut tout changer.
(1) UNPS - Un message pour la vie. 4-6 place de Valois BP 2193 75021 Paris Cedex 01.40.20.03.11 e-mail :
unmessagepourlavie@wanadoo.fr

SYNODE
Qu'est-ce que le synode des évêques et à quoi sert-il ?
Le Synode des Évêques est une institution permanente établie par le Pape Paul VI en réponse au désir exprimé par les Pères du Concile Vatican II de maintenir vivant l'esprit engendré par l'expérience conciliaire : " Cela Nous est une joie d'annoncer, leur disait-il le 14 septembre 1965, que va être institué, selon le souhait de ce Concile, un 'Synode des Évêques', constitué d'évêques nommés en majorité par les Conférences épiscopales, avec notre approbation. Ce Synode sera convoqué par le Souverain Pontife, selon les besoins de l'Église, afin d'apporter ses avis et son concours, quand le bien général de l'Église paraîtra l'exiger ".
Le mot "synode" vient de deux mots grecs: syn qui signifie "ensemble", et hodos qui signifie "chemin" ou "marcher ensemble" ".
Le Synode se définit, généralement, comme une assemblée d'évêques représentant l'épiscopat catholique, et ayant le devoir d'aider le Pape à gouverner l'Église universelle en remettant leurs avis. Le Pape Jean-Paul II a désigné le Synode c
omme "une expression particulièrement féconde et un instrument de la
collégialité des évêques".

TOURISME SOLIDAIRE
Un tourisme en voie de développement
Encore peu connu, le tourisme solidaire représente une partie infime de l'activité touristique française. Basé sur la rencontre avec les populations locales et la redistribution directe des revenus aux régions visitées, le secteur cherche, aujourd'hui, à se consolider.
Apparu il y a une vingtaine d'années, le tourisme solidaire veut être une alternative au tourisme de masse. Oubliés les piscines et les hôtels, il s'agit ici d'allier le tourisme au développement d'activités équilibrées et pérennes pour la région d'accueil. Soit " garantir un revenu direct aux personnes qui y vivent et travaillent ", en plus de " favoriser la rencontre avec la population locale ", explique Jean-Marie Collombon, du Groupe de recherche et d'échange de technologies (Gret). Une démarche analogue à celle du commerce équitable et qui s'oriente surtout vers les pays du Sud.
Aujourd'hui, une vingtaine d'associations et d'organisations non gouvernementales (ONG) françaises proposent des voyages solidaires au Bénin, Mexique, Maroc, Kirghizistan... Toutes reversent une partie des revenus aux communautés qui gèrent leurs propres projets. Coopératives d'accueil, aides à la création de micro-entreprises, programmes d'irrigation, les réalisations sont connues des touristes. Et le prix des séjours n'est pas plus élevé que celui de voyagistes traditionnels - hors offres de dernière minute - l'hébergement étant souvent assuré dans des villages, moins onéreux que les hôtels urbains.


TOUSSAINT
Les origines de la TOUSSAINT
Comme chacun sait, la Toussaint est la fête de tous les saints connus et inconnus. Elle a lieu le 1er novembre. Longtemps, elle fut célébrée dans la mouvance de Pâques ou de Pentecôte. Au V° siècle, en Syrie, c'était le vendredi de Pâques ; en Orient cette fête reste célébrée le dimanche dans l'octave de la Pentecôte. Ce lien avec Pâques et la Pentecôte donne le sens originel de la fête. Il s'agit de fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d'hommes et de femmes. A Rome, la fête existait au V° siècle, le dimanche après la Pentecôte. En 610, le Pape Boniface IV la déplaça au jour de la dédicace de l'église Sainte-Marie et des martyrs (ancien panthéon) pour honorer la foule des martyrs où il avait transféré les corps. Mais c'est Grégoire III au 8ème siècle qui la fixa au 1er novembre, jour de la dédicace d'une chapelle de la basilique St Pierre en l'honneur de tous les saints. Grégoire IV en 835 ordonna que la Toussaint soit fêtée dans le monde entier.
Si la Toussaint n'est pas fêtée dans d'autres religions, par contre le culte des morts lui, existe dans toutes les religions. Par ce culte l'homme depuis la nuit des temps a montré sa religiosité.

Le jour des morts placé le lendemain de la Toussaint n'a -t-il pas amené une confusion entre ces deux jours ?
Dans la pratique oui, mais cela vient du fait que, depuis le concordat signé entre Bonaparte et Pie VII, le nombre des " fêtes d'obligation " et donc chômées (en l'honneur du Seigneur, de la Vierge et des saints), soit limité à 4 : Noël, Ascension, Assomption, Toussaint. Les gens profitent donc du jour chômé pour aller dans les familles visiter les tombes de leurs défunts (que nos routes de France soient ce jour là les plus chargées de l'année en dit long sur l'enracinement de ce rite dans notre culture à l'instar de toutes les cultures). Cela a amené inévitablement une inversion quant au sens de la Toussaint. Fête de la joie, puisque fête de tous les saints, elle est devenue pratiquement celle du recueillement et des défunts.
La conviction que les vivants ont à prier pour les morts s'est établie dès les premiers temps du Christianisme. L'idée d'une journée spéciale de commémoration des défunts a vu le jour de divers côtés dans les dix premiers siècles. Elle a été spontanément mise dans le prolongement de la Toussaint afin que la lumière et la joie de cette fête illuminent l'antique culte des morts. Une invitation à vivre le 2 novembre dans l'espérance de partager le bonheur éternel promis par Dieu et que goûtent déjà les saints. Malheureusement, le constat est là : ce n'est pas la Toussaint qui colore le jour des morts mais bien l'inverse. Une raison pratique y participe certainement beaucoup : le fait qu'un jour soit chômé et pas l'autre.
Cette persistante inversion des influences constitue une situation devant laquelle on pourrait baisser les bras. Mais l'enjeu nous pousse à demeurer arrimés au poids hautement symbolique de ces deux fêtes mises l'une à côté de l'autre afin que la première évangélise la seconde. De fait, la Toussaint exprime avec force toute la beauté et la grandeur de notre identité chrétienne. Dès lors, la manière de la célébrer traduit ou trahit notre rapport à la mort, une mort que nous savons transfigurée par la résurrection du Christ. Un appel nous est donc lancé : sommes-nous capables de vivre à plein cette fête et d'être lumière de l'espérance qu'apporte l'évangile ? Car c'est par la dimension festive dont nous entourons la Toussaint que nous témoignons de la foi qui nous habite ; par la fête nous dévoilons un peu de l'allégresse liée à notre vocation : être saints comme Dieu est Saint. La Toussaint est une opportunité offerte par la liturgie pour redire qu'au bout de la vie il n'y a pas la mort mais la Vie ; qu'au bout de la route, une route parfois accidentée, il y a un chez soi auquel aspire tout notre être, un chez soi où les mots de bonheur, joie, lumière, amour deviendront une réalité acquise pour toujours. C'est pourquoi, il nous faut sans cesse rappeler que le jour des morts doit se laisser éclairer par la fête de la Toussaint.

Et Halloween ?
Halloween est la célébration de la nuit pris dans son sens négatif ; avec une connotation également occulte. Le monde de la mort vient hanter celui des vivants. La nuit vient étouffer la lumière. Le succès de cette nouvelle pratique est probablement liée à la fascination de l'homme face à la mort. Avec Halloween , la Toussaint n'est plus seulement assombrie par le 2 novembre, mais se retrouve coincée, étouffée par d'un côté des images de ténèbres et de l'autre par la tristesse.

Une initiative originale : " Prélude à la Toussaint "
Pour se préparer à la grande fête de la Toussaint, des paroisses organisent un " prélude " à la Toussaint. Le but est de faire découvrir que nous sommes tous appelés à être des saints. Nous voulons par là désenclaver la Toussaint, lui apporter une respiration, et faire redécouvrir aux enfants et aux adultes qui participent à cette journée que Toussaint est la fête de la beauté, de la vie , de la joie, de la sainteté ; que notre vocation à tous est d'être des semences de lumière et d'espérance dans l'amour.

TROC
Le troc, vieux comme le monde
Les échanges ne passent pas forcément par le métal, ni par la monnaie. Depuis toujours, le troc fait circuler les biens et services par réseaux. Dans l'empire Inca, pourtant riche en métaux précieux, la plupart des échanges se font par prestations, services rendus en échange d'un bien, échanges d'objets, ce qui oblige à fixer des valeurs presque à chaque transaction. Le troc, pratiqué par les conquistadores européens avec les Indiens des Amériques, n'a jamais cessé d'exister. Il a simplement perdu en importance, tant la monnaie, dont la valeur est universelle, a simplifié les échanges. Il y a 3000 ans, les coquillages cauris servaient pour les paiements en Chine. Au XIXè siècle au Soudan, on payait la dot d'une mariée avec une houe de fer, ailleurs avec une vache. En Ethiopie, les barres de sel gemme sont utilisées jusqu'en 1920 …

VATICAN
Curie romaine

Elle comprend la Secrétairerie d'Etat, divisée en deux sections (affaires générales et relations avec les Etats), neuf Congrégations qui veillent au gouvernement de l'Eglise, onze Conseils Pontificaux davantage tournés vers le dialogue avec le monde, trois Tribunaux et trois Offices gérant notamment le patrimoine et les affaires économiques. La majorité de ces vingt-sept dicastères, aux effectifs le plus souvent limités, est dirigée par un cardinal, les autres par un archevêque, préfet pour les Congrégations, président pour les Conseils Pontificaux, assisté d'un secrétaire et, pour les plus importantes, d'un sous-secrétaire.


VIE
Une journée pour la vie
L'Eglise a institué une " journée pour la vie " demandée par Jean-Paul II dans son encyclique L'Evangile de la Vie. Elle est célébrée en France le dernier dimanche de mai, jour de la fête des Mères. Il est recommandé de prier à l'intention de la protection de la vie humaine, à ses commencements comme à sa fin, mais aussi pour les jeunes qui seraient tentés par la violence ou le suicide, pour les chercheurs et le monde médical, pour les politiques qui ont à légiférer dans les domaines qui touchent la vie.

VIOLENCES
Violences conjugales
"Jusqu'à quand notre société supportera-t-elle ces innombrables actes de violence ? Jusqu'à quand ces victimes seront-elles abandonnées à leur souffrance, réduites au silence, spoliées de leur désir de vivre ? Pourquoi les femmes sont-elles presque toujours la cible de ces humiliations ? Est-ce leur vulnérabilité plus grande qui porte des hommes à abuser de leur force ? [ …] Dans la France d'aujourd'hui, serait-il moins risqué de frapper sa femme que son chien ? Cette question peut se poser quand l'on constate que dans le cadre de l'amnistie décidée après l'élection présidentielle de 2002, les condamnations pour violences conjugales ont été effacées, tandis que les cruautés envers les animaux ne l'ont pas été."
Telles sont quelques-unes des interrogations de la Commission sociale de la Conférence des évêques de France dans le livre Les violences envers les femmes paru en septembre 2003.
Résultat d'un travail mené depuis plusieurs mois à la demande et avec la collaboration de l'Action catholique générale féminine ainsi qu'avec la collaboration du Mouvement du Nid (mouvement chrétien de lutte contre la prostitution), le livre veut attirer l'attention sur deux des formes de violence envers les femmes : les violences conjugales et la prostitution.
Depuis cet été, des événements tragiques largement médiatisés du fait de la notoriété de la victime, ont placé les violences conjugales au cœur de l'actualité pour quelques semaines. Cette affaire terrible ne doit pas faire oublier la malheureuse "banalité" de ce fléau.
Par cette prise de parole, les évêques souhaitent contribuer à briser le silence, démasquer ces violences si souvent cachées, et montrer combien elles atteignent les personnes dans leur intimité au point de les détruire. Ils veulent apporter leur voix pour mobiliser l'opinion et faire évoluer les mentalités, en débanalisant et en dénonçant ces violences, seul moyen d'aider les victimes et de mettre un terme à ces violences. Les évêques appellent "tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté à prendre conscience de ces violences afin de contribuer à rendre à celles qui en souffrent leur dignité, leur identité, leur liberté". Ils expriment leur entière solidarité aux femmes victimes de violences, sous quelque forme que ce soit. Les évêques en appellent également aux autorités gouvernementales. Enfin, toute éducation sexuelle doit témoigner de la dimension affective et relationnelle.


VOCATIONS
Crise des vocations sacerdotales
Un évêque de France, Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, s'exprime sur le sujet.
" Les séminaires sont une institution née au XVIè siècle. Dureront-ils longtemps, toujours ? Dieu seul le sait ! Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y aura jamais d'Eglise sans prêtres et qu'il faudra toujours en former.
La pénurie actuelle est une épreuve spirituelle pour tous les évêques de France. Nous sommes passés en quelques décennies de l'abondance à la pénurie …
Ce qui en cause, ce n'est pas une question fonctionnelle, c'est plutôt le silence intérieur, l'esprit de prière, l'ardeur de la foi elle-même qui sont mis à mal dans le contexte de notre société …
Jésus dit de " prier toujours, et sans se décourager " (Luc 18, 1) … C'est une intention explicitement donnée par le Seigneur. Elle nous tient donc particulièrement à coeur.
Ma préoccupation première n'est pas de remplir notre séminaire. L'essentiel se situe en amont : que la prière reprenne sa place dans nos vies et dans nos maisons, que dans chaque famille on éteigne un peu la télévision, les portables et Internet pour redonner à la Parole de Dieu sa place royale … Qu'on se mette à lire l'Evangile ensemble et à le partager, pour préparer l'Eucharistie du dimanche. C'est pour moi une hantise fondamentale. Il ne faut pas chercher des résultats, mais commencer par travailler aux fondations. Le fruit ne se verra peut-être que dans des décennies !
…Nous sommes dans une société productiviste, qui regarde toujours les chiffres. Mais je crois qu'une réforme structurelle qui ne s'attaquerait pas aux questions de fond n'arrangerait rien. Ce qui est difficile dans cette société, c'est de garder l'espace du silence intérieur …
La question de fond est de savoir ce qu'est un prêtre. L'action sacerdotale de l'Eglise qui continue aujourd'hui celle du Christ, c'est la façon dont l'amour se répand dans le monde entier … Mais le sacerdoce ministériel est d'une autre essence. Les prêtres sont comme une présence du Christ qui agrège à son corps par le baptême, du Christ qui enseigne et nourrit ses disciples ou qui pardonne les péchés …C'est une grâce immense …

Prier pour les vocations … ?

Le mois de juin, et tout spécialement le 29, jour de la fête des saints Pierre et saint Paul, les deux " colonnes de l'Eglise ", est celui des ordinations de prêtres.
Quand il y en a …
Car leur diminution drastique - tout au moins sur notre vieux continent - n'est un secret pour personne.
Devant ce constat préoccupant, les chrétiens sont périodiquement invités à prier pour les vocations.
Mais qu'est-ce que prier pour les vocations ?
La crise, certainement plus profonde encore qu'elle ne paraît, n'est-elle pas d'abord celle de la vocation des baptisés ?
Les chrétiens ne se reposent-ils pas trop sur le prêtre ?
Jésus n'a jamais promis qu'il désignerait lui-même des hommes pour prendre la tête de chaque paroisse, pour la diriger, l'organiser : c'est l'affaire de tous, et les chrétiens doivent prendre conscience que l'Eglise, c'est d'abord eux, les baptisés et confirmés.
Jésus a simplement promis qu'il serait avec nous jusqu'à la fin des temps, ce qui n'est déjà pas si mal. Il s'engage donc à appeler des hommes et des femmes à être, par le don et la consécration de leur vie, certains par ordination, les témoins de sa présence dans le monde.
La question fondamentale est donc la suivante : qu'attendons-nous du prêtre ?
Si nous voulons des hommes sur lesquels nous pourrons nous décharger de notre responsabilité de croyants, alors nous risquons d'être déçus, et pour longtemps probablement.
Dans la mesure où nos communautés deviendront vivantes, responsables et missionnaires, les prêtres leur seront donnés comme par surcroît.

D'après un article paru dans " Actualité Notre temps ",
journal des paroisses du diocèse de Coutances



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